La défense s'attaque à la crédibilité de la plaignante

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Le procès de Patrick Brazeau pourrait dépasser les trois journées d'audience prévues au départ.

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La défense du sénateur suspendu Patrick Brazeau, accusé de voies de fait et d'agression sexuelle à Gatineau, en février 2013, s'est attaquée à la crédibilité de la présumée victime, mardi.

La femme, qu'on ne peut identifier en raison d'une ordonnance de non-publication, a été longuement contre-interrogée par l'avocat de M. Brazeau, Gérard Larocque. Il a insisté sur l'arrivée illégale de la femme d'origine colombienne au Canada en 2008.

La présumée victime n'a pas pu nier qu'elle avait quitté la Colombie et traversé les frontières canadiennes avec un faux passeport mexicain, et 3 000 $ américains cachés dans son manteau.

La témoin a expliqué qu'elle avait agi ainsi après un premier refus de visa de la part du gouvernement canadien.

La défense semble insinuer que la dame a déjà utilisé le mensonge pour parvenir à ses fins, mettant à mal sa crédibilité sur ses allégations de voies de fait et d'agression sexuelle.

Par ailleurs, la plaignante a écouté avec beaucoup d'émotions la bande audio de son appel logé au 9-1-1, le matin du 7 février 2013, soit le jour de l'agression alléguée.

Dans l'un des extraits d'enregistrement, la femme raconte d'une voix tremblante au répartiteur qu'elle a été frappée à quelques reprises et poussée dans l'escalier. Elle indique aussi qu'elle porte des marques, mais qu'elle n'a pas besoin de soins médicaux. Lorsque le répartiteur lui demande qui l'a agressée, elle répond : « Patrick Brazeau ». La femme, qui semble en larmes, garde le téléphone en mains jusqu'à l'arrivée des policiers.

Pendant l'audition des deux extraits, hier, la femme a laissé couler quelques larmes. Le tribunal a suspendu l'audience afin qu'elle se remette de ses émotions.

Interrogée ensuite par la procureure de la Couronne Stéphany Robitaille sur cette réaction, elle a expliqué que l'écoute des enregistrements l'avait replongée dans les émotions ressenties le jour de la présumée agression.

Ce procès pourrait dépasser les trois journées d'audience prévues au départ. Deux policiers doivent fournir leurs témoignages, alors que celui de la présumée victime n'est toujours pas terminé et doit se poursuivre aujourd'hui.

Patrick Brazeau doit subir un autre procès, en juin, à Ottawa. Il est toujours accusé de fraude et d'abus de confiance dans une affaire d'allocation de dépenses au Sénat. La chambre haute lui avait ordonné l'an dernier de rembourser près de 50 000 $ en réclamations douteuses de dépenses de fonction, mais M. Brazeau a refusé de payer.

Avec La Presse Canadienne

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