L'avocat de Calypso blâme les inspecteurs

Calypso fait face à plusieurs poursuites au civil... (Archives, LeDroit)

Agrandir

Calypso fait face à plusieurs poursuites au civil à propos des incidents reprochés au criminel.

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Les erreurs d'inspecteurs gouvernementaux et non la négligence des employés du parc aquatique Calypso ont causé des accidents sur certaines des attractions du site de Limoges, dans l'Est ontarien, estime l'avocat de l'entreprise récréative.

Lawrence Greenspon, a présenté ses dernières représentations devant la juge Julie Lauzon de la Cour provinciale de l'Ontario hier. Lors de son plaidoyer, il s'est notamment attaqué au témoin étoile de la Couronne, Michael Strauss.

À son avis, l'inspecteur de l'Office des normes techniques et de la sécurité de l'Ontario (TSSA) a induit le personnel en erreur lorsqu'il leur a demandé de désactiver un système de sécurité sensoriel de l'attraction Bobsleigh. Cette pièce d'équipement permet aux employés de déterminer le moment où un visiteur du parc peut descendre la glissade sur son tube en raison d'un jeu de feux rouge et vert. Pourtant, le système de sécurité avait reçu l'aval de la TSSA au préalable.

«La preuve est claire. Si Calypso avait eu le droit d'utiliser ce système, il n'y aurait jamais eu d'accident sur le Bobsleigh, a dit d'un ton convaincu Me Greenspon.

Il s'agit d'un cas flagrant d'une erreur officiellement commandée par un inspecteur certifié. Ainsi les employés n'avaient aucune raison de remettre son ordre en question.»

L'avocat bien connu d'Ottawa s'est attaqué hier aux 11 chefs d'accusation portés contre son client relativement à des blessures sérieuses subies par des visiteurs lors d'incidents survenus en 2011 et 2012 dans trois attractions du parc: le Pirate's Aquaplay, le Bobsleigh et le Steamer. L'absence d'un nombre adéquat d'employés, le manque d'équipement de sécurité ou le non-signalement d'incidents ont tous été évoqués dans la poursuite.

En juillet 2013, 20 chefs d'accusation avaient été déposés contre Calypso depuis le début du procès en septembre dernier, la Couronne en a laissé tomber neuf en cours de route, faute de preuves,

M. Greenspon a aussi pointé M. Strauss du doigt pour son incapacité de déterminer le nombre d'employés présent à la structure Pirate's Aquaplay en juin 2012. Trois chefs d'accusation portent sur des accidents qui seraient survenus à cet endroit.

«La preuve de M. Strauss se résumait à: 'Il y a dû avoir un nombre insuffisant d'employés, car sinon, il n'aurait pas eu d'accusations.' Cette mentalité n'est pas valide dans une cour. Si Calypso est accusé d'avoir un nombre insuffisant d'employés à une attraction, l'inspecteur sur lequel on se fie pour déposer des accusations devrait connaître combien de personnes y étaient le jour en question. Et il ne le savait pas.»

Par ailleurs, Me Greenspon a argumenté que Calypso ne pouvait être tenu responsable de la configuration des attractions, ce qui relève plutôt du manufacturier. Il a aussi réfuté que le parc d'attractions tentait d'étouffer une «tendance» en matière d'incidents sur la glissade Steamer.

«Quoique ces accidents sont malheureux et regrettables, ils se sont produits au cours d'un été ou des dizaines de milliers de personnes, voire des centaines de milliers, ont descendu cette glissade sans incident. En ce sens, trois accidents ne se traduisent pas en une tendance. Il y a même une de ces personnes qui n'est pas certaine si elle s'est blessée sur le Steamer.»

Le procès doit prendre fin aujourd'hui. La décision de la juge n'est pas attendue de sitôt.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer