Un fraudeur notoire aurait récidivé

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«Faisant miroiter sa réhabilitation», un homme d'affaires de l'Outaouais plongé dans l'une des plus grandes fraudes de l'histoire de la région aurait récidivé en soutirant de l'argent à des entrepreneurs, racontant qu'il ouvrait un nouveau centre de thérapie et qu'il avait besoin de financement.

Robert Primeau s'est déjà reconnu coupable d'avoir fait partie d'un «power team» avec ses deux complices, Marc Jémus et François Roy, au début des années 2000.

M. Primeau a reçu sa sentence de quatre ans de prison, le 6 mars dernier, selon une recommandation commune du ministère public et de la défense.

La procureure de la Couronne, Geneviève DePassillé, a alors fourni des informations de dernière minute au juge Richard Laflamme, avant que celui-ci ne rende sa décision.

Quelques jours avant le jour de la sentence, Me DePassillé a reçu un courriel d'un entrepreneur de l'Outaouais lui indiquant qu'il avait été berné par M. Primeau. Le suspect a fait valoir, pendant son procès, qu'il voyait la lumière au bout du tunnel et qu'il voulait se repentir.

En janvier dernier, M. Primeau avait fait savoir qu'il fréquentait une maison de thérapie pour ses problèmes de consommation, et qu'il caressait le rêve d'ouvrir une maison venant en aide aux gens ayant vécu la même descente aux enfers que lui. «Par les journaux, [un entrepreneur de la région] a appris que l'accusé voulait que le tribunal tienne compte de la période de thérapie pour réduire le temps de détention.»

La procureure dit avoir avisé les services policiers de cette nouvelle affaire. «On n'a pas de preuve encore, mais on aurait soutiré de l'argent par la même façon, à peu près, que le dossier qui nous occupe, a mentionné la procureure en salle de cour. Il l'a fait en disant qu'il allait ouvrir une maison de thérapie. Il a indiqué aux gens, en faisant de fausses représentations aux hommes d'affaires, que des gens lui devaient des commissions allant jusqu'à 300000$.»

La Gendarmerie royale du Canada a rencontré la victime alléguée. Selon ce qui a été entendu en cour, «de nombreux hommes d'affaires ont été impliqués».

En attendant les développements dans cette affaire, le juge Laflamme a prononcé la sentence pour les gestes commis entre 2001 et 2006.

Ni plus ni moins, le détenu utilisait le modèle de la pyramide de Ponzi pour soutirer de l'argent à 69 petits épargnants. Les fraudes orchestrées autour de Primeforce sont estimées à 4,3 millions$. À lui seul, M. Primeau aurait utilisé 493000$ pour soutenir son train de vie luxueux.

«Robert Primeau n'a maintenu aucune comptabilité journalière et n'a effectué aucune entrée comptable en ce qui a trait aux compagnies Les Entreprises de Gestion Robert Primeau inc., Primforce Real Estate Investment Inc., et Primforce Holdings Inc./Gestion Primforce Inc.», explique le ministère public.

ldebacher@ledroit.com

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