Pris en sandwich à cause de son chien saucisse

Le chien saucisse du suspect a été retrouvé... (Courtoisie)

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Le chien saucisse du suspect a été retrouvé dans le corridor de l'établissement.

Courtoisie

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Le chien peut être le meilleur ami de l'homme, mais pas toujours le meilleur complice dans le crime.

Histoire plutôt loufoque au palais de justice de Gatineau, cette semaine, alors qu'un homme a reconnu avoir perpétré une introduction par effraction dans un cabinet de dentiste du boulevard Gréber.

Accompagné de son fidèle chien saucisse, l'individu de 32 ans était assis dans le couloir du bâtiment abritant des commerces en y consommant du vin.

En état d'ébriété, il s'est mis à donner des coups de pied dans un mur, qui a cédé. En voyant le trou, il s'est infiltré dans le bureau du dentiste, avec son teckel.

Le suspect s'est emparé d'un billet de 5$ et d'un ordinateur portable.

Le larron a quitté les lieux, mais, en état d'ébriété, a oublié son chien.

Laissée à elle-même, la petite bête s'est mise à japper. Un occupant des lieux a appelé la police pour mettre fin au bruit indésirable.

Les policiers et le dentiste ont découvert le chien dans le corridor.

Le locataire du bureau a constaté qu'il manquait 5$ et un ordinateur.

«C'est un beau chien. Bon, il est dans le bureau avec la médaille... Un chien saucisse, Monsieur le juge, il passait bien dans le trou...»

Me Jacques Belley
avocat de la défense

La piste de l'enquête a été facile à suivre. Le chien avait sa médaille de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de l'Outaouais (SPCA) de l'Outaouais. Cette médaille permet de connaître l'adresse des propriétaires d'animaux perdus.

En résumant les faits reprochés, pour lesquels l'accusé Frédérick Huneault a plaidé coupable, l'avocat de la défense, Jacques Belley, a tout fait pour garder son sérieux, alors que les autres officiers de la cour ont esquissé un sourire.

Le juge Jean-François Gosselin a écouté attentivement, mais n'a pas pu s'empêcher de commenter le dossier.

«Et le chien n'est pas coaccusé...

Me Jacques Belley (avocat de la défense): Le chien n'est pas... Non.

Me Simon Murray (procureur de la Couronne): On vous exhibe la photo du chien trouvé.

Me Belley: C'est un beau chien. Bon, il est dans le bureau avec la médaille... Un chien saucisse, Monsieur le juge, il passait bien dans le trou...

Juge Gosselin: C'est vrai que c'est un beau chien. C'est un très beau chien.»

Les parents de l'accusé ont récupéré l'animal, confié temporairement à la SPCA.

«Ça fait que la police n'a pas eu de misère à aller chez le monsieur, a poursuivi Me Belley. Sa mère a dit: "Oui, (l'accusé) vient d'arriver. Il est pas mal ivre." Elle avait le portable dans les mains et l'a remis.»

L'avocat de la défense a souligné, de façon plus sérieuse, que son client avait un problème de consommation.

«C'est un dossier dans lequel il y a équation directe entre la consommation d'alcool et le crime», a brièvement analysé le juge.

Le tribunal a prononcé une peine de six mois de détention pour introduction par effraction et bris de conditions de la cour, puisqu'un précédent jugement lui interdisait de consommer de l'alcool.

«Vous êtes jeune, a conclu le magistrat. Vous avez encore le temps de vous reprendre en main.»

Enfin, le détenu a pu repartir avec la photo du chien déposée en preuve, dont une copie avait été remise à son avocat.

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