Des milliers d'appels indécents dans des boutiques féminines

Les victimes des appels indécents de Martin Lacasse... (Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Les victimes des appels indécents de Martin Lacasse travaillaient dans des boutiques de lingerie ou de maillots de bain, entre autres.

Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

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Le quadragénaire accusé d'avoir fait plus de 1000 appels à caractère sexuel auprès d'une trentaine de femmes à travers le Québec avait un truc pour entendre des voix féminines. Il téléphonait dans des boutiques où les femmes forment la majorité des employés, comme des détaillants de bikini ou de vêtements pour dames.

Ancien résident de Gatineau établi depuis peu à Ottawa, Martin Lacasse, 40 ans, a comparu jeudi. Il reviendra en cour lundi, alors que le tribunal devra décider d'une date pour la tenue de son enquête sous cautionnement.

Selon les premiers éléments de l'enquête de la Sûreté du Québec, M. Lacasse téléphonait dans des commerces, sans connaître l'identité de sa prochaine victime. La procureure de la Couronne, Frédérique Tremblay, a remis la volumineuse divulgation de la preuve à son homologue de la défense, Emmanuelle Béliveau.

Le suspect doit répondre à 31 chefs d'accusation, touchant autant de victimes.

Les femmes qui auraient subi les vils propos de M. Lacasse proviennent entre autres de Gatineau, Terrebonne, Trois-Rivières, Granby, Repentigny et Brossard.

Lorsqu'elles répondaient, elles entendaient des paroles crues et déplacées. Certaines ont reçu plusieurs appels de la même personne, sur une période relativement longue, allant de quelques semaines à plus de deux ans.

Les femmes sont âgées de 23 à 59 ans. Les faits reprochés se sont produits entre 2009 et 2013.

Les 31 chefs se lisent comme suit, tel que le prévoit l'article264 du Code criminel: «À Gatineau, a agi à l'égard de [...] dans l'intention de la harceler ou sans se soucier qu'elle se sente harcelée, [...] ayant pour effet de lui faire raisonnablement craindre pour sa sécurité ou celle d'une de ses connaissances».

Il n'est pas exclu que l'individu ait fait d'autres appels, sans que des plaintes ne soient enregistrées auprès des services policiers.

Des antécédents en la matière

Lacasse a des antécédents en semblable matière, selon la Couronne. Le prévenu a déjà reçu une peine de trois ans de probation pour un dossier de harcèlement en juillet 2001.

La Sûreté du Québec a précisé mercredi qu'il ne s'agissait pas de l'homme d'affaires bien connu portant le même nom, soit le propriétaire des magasins Rona L'Entrepôt de Gatineau, Martin Lacasse.

L'enquête, menée en étroite collaboration avec le Service de police de l'agglomération de Longueuil, a permis de relier le suspect à plus d'un millier appels indésirables à travers la province.

Le Service des projets d'enquêtes spécialisées de la SQ coordonne les enquêtes de crimes en série au Québec.

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