Prison à perpétuité pour Brazier

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Le meurtrier s'était réfugié chez la victime quatre jours avant le meurtre.

Martin Roy, LeDroit

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Richard Blanchet a été tué par un homme en qui il avait assez confiance pour lui demander de prendre soin de ses chats et de ses chevaux pendant son absence.

Le résident de Val-des-Monts a été abattu en mai 2012 par son voisin de la rue Principale, Michael Brazier, aujourd'hui âgé de 42 ans.

Ce dernier a plaidé coupable à une accusation de meurtre non prémédité, hier.

Le juge Marc David a entériné la proposition commune de la défense et de la Couronne, et condamné Michael Brazier à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération avant les douze ans suivant les faits.

Arrêté et mis en détention préventive le 16 mai 2012, il doit, à ce jour, purger un minimum de neuf ans et deux mois de pénitencier.

Confiance

Richard Blanchet, 57 ans, avait confié un double des clés de sa maison à Michael Brazier. Celui-ci avait accepté de soigner les animaux de son voisin vivant seul. À la fin du mois d'avril 2012, M. Blanchet est parti en Gaspésie pour visiter des proches, et a demandé à son voisin de lui rendre service en s'occupant des animaux.

La procureure de la Couronne, Diane Legault, a expliqué dans le sommaire des faits que M. Blanchet a été tué par balles, dès son retour de Gaspésie.

« La victime n'a pas eu le temps de vider sa camionnette [...] La victime a été tuée d'une première balle au thorax (tirée depuis l'intérieur de la maison, fracassant la porte-fenêtre et atteignant la victime) et d'une deuxième, tirée près de la tête. »

Le 2 mai, quatre jours avant le meurtre, M. Brazier a été mis à la porte par sa conjointe de l'époque, à cause de sa consommation de crack.

Muni des clés de son voisin, il se serait réfugié chez lui.

Les lieux avaient visiblement été occupés depuis quelque temps, lorsque les policiers sont arrivés sur la scène de crime. Des mégots de cigarettes et des effets personnels du suspect, qui s'était fait un lit de fortune dans le salon, s'y trouvaient.

Une vingtaine de minutes s'est écoulée entre la chicane entre les deux hommes et les coups de feu.

Inquiets de ne pas avoir de réponse au téléphone, des proches de la victime ont alerté les services policiers. Le corps a été découvert le 12 mai, six jours après le meurtre. Les policiers de la MRC des Collines et de la SQ ont tôt fait de remarquer que la camionnette de M. Blanchette n'était pas dans le stationnement.

La victime a été traînée à l'intérieur de sa résidence.

Les policiers ont arrêté M. Brazier le 16 mai au Motel Ritz, sur le boulevard Gréber, à Gatineau.

Selon la Couronne, il a utilisé la camionnette et l'arme de la victime, une Remington de calibre 12, pour commettre son crime et prendre la fuite.

L'avocat de la défense, Gérard Larocque, a rappelé que son client « était déprimé », en deuil de son père décédé trois semaines avant le crime.

Dans le box des accusés, le meurtrier a déclaré « regretter les événements ». Il a aussi émis le souhait de « se reprendre en main ».

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