Deux enfants portés disparus dans un incendie à Gracefield

La maison est située au 60, chemin Eloi-Lachapelle,... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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La maison est située au 60, chemin Eloi-Lachapelle, au sud du village de Gracefield. À 19h, l'incendie faisait toujours rage.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Un violent incendie aurait fait deux jeunes victimes jeudi après-midi, à Gracefield, au nord de Gatineau. Deux adultes, un homme et une femme, ainsi qu'une «personne d'âge mineure» ont aussi été transportés à l'hôpital pour soigner un choc nerveux et leurs poumons qui ont été exposés à de la fumée, a confirmé la Sûreté du Québec. Leur vie n'est pas en danger.

Les autorités n'avaient toujours pas indiqué l'âge des deux personnes qui manquent à l'appel, avant de mettre sous presse. Selon plusieurs témoins, dont des voisins, il s'agirait d'enfants en bas âge.

L'incendie a entièrement ravagé la résidence du 60, chemin Eloi-Lachapelle, où habitait une famille nombreuse. Les pompiers, qui sont arrivés sur place vers 15h45, n'avaient toujours pas réussi à éteindre l'intense brasier d'où s'élevait une épaisse fumée blanche, en fin de soirée. 

«Il est trop tôt pour moi pour m'aventurer sur la cause probable de l'incendie, affirme un porte-parole de la Sûreté du Québec, Marc Tessier. Aucun corps n'a encore été trouvé dans la maison.»

Une voisine, Manon Piché, raconte avoir composé le 911 à 15h33 précise, lorsqu'un ami qui passait par là lui a signalé que la maison au bout du chemin était en train de brûler.

La famille, déjà nombreuse, vient tout juste d'accueillir un nouveau membre il y a quelques mois. Selon nos informations, l'enfant hospitalisé serait le petit dernier de la famille. 

Mme Piché dit avoir gardé récemment les deux jeunes disparus, âgés de 2 et 4 ans, «pour donner un break» à la mère de neuf enfants. 

Les autres enfants du couple étaient à l'école au moment du drame.

«Quand j'ai su que c'était les deux enfants que je gardais, j'ai éclaté en sanglots, confie Mme Piché, en rappelant leur savoir-vivre. C'est une grosse famille qui se tient. Les plus vieux s'occupent des plus petits...c'est beau de voir ça.»

«C'est un petit village. Tout le monde se connaît. On est allé à l'école ensemble», raconte-t-elle.

Selon Mme Piché, le père de famille, Eric Courtney, aurait tout tenté pour sauver ses deux enfants, en vain. 

Communauté éplorée

La mairesse de Gracefield s'est rendue sur les lieux pour encourager les pompiers volontaires. Sous le choc, elle a peiné à trouver les mots pour décrire l'ampleur du drame qui vient de frapper la petite localité d'un peu plus de 2000 âmes. 

«C'est toujours difficile, surtout dans une petite communauté comme Gracefield. Ce genre de tragédie rejoint tout le monde», partage Joanne Poulin. On a deux jeunes qui n'ont pas été retrouvés. Je pense que c'est la première fois que ça arrive à Gracefield.» 

Mme Poulin a levé son chapeau aux sapeurs qui ont travaillé par un temps glacial.

«J'ai vraiment confiance en eux. Ils sont bien entraînés», insiste-t-elle. 

La mairesse a confirmé que de l'aide psychologique serait offerte à la famille éplorée. Cette dernière prévoit qu'un mouvement de solidarité traversera bientôt la communauté «tissée serrée» afin d'aider les survivants à se remettre sur pied.

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