Triple meurtre en 2007: Ian Bush demeure détenu

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Ian Bush - accusé d'un triple meurtre survenu en juin 2007 - est comparu par vidéoconférence au palais de justice d'Ottawa, samedi matin, dans le cadre de son audience pour remise en liberté. L'accusé demeurera toutefois détenu jusqu'au 7 avril.

L'avocate de M. Bush, Geraldine Castle-Trudel, a demandé un report des procédures puisque la défense n'a toujours pas déterminé quelle sera sa position sur cet enjeu. Le présumé meurtrier restera donc derrière les barreaux jusqu'à la prochaine date d'audience. Il comparaîtra alors à nouveau par vidéoconférence.

Durant sa détention, Ian Bush ne pourra communiquer avec une liste de personnes qui comprend des témoins de l'affaire, ainsi que des membres de sa famille. Une ordonnance de non-publication est en vigueur pour protéger l'identité de ces personnes.

L'accusé est apparu devant la caméra vêtu d'une veste à fermeture éclair grise remontée jusqu'au menton et d'une veste de cuir foncée. Il semblait quelque peu agité, clignait des yeux frénétiquement et bougeait sur sa chaise.

Me Castle-Trudel n'a pas voulu rencontrer les journalistes après la comparution de son client. Elle a refusé d'indiquer si M. Bush allait se défendre des accusations de triple meurtre qui pèsent contre lui. Rappelons qu'il est accusé d'avoir assassiné le juge retraité de la Cour fédérale des impôts, Alban Garon, sa femme Raymonde Garon et une amie du couple, Marie-Claire Beniskos.

La chef intérimaire Jill Skinner a confirmé que... (Martin Roy, LeDroit) - image 2.0

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La chef intérimaire Jill Skinner a confirmé que Ian Bush allait comparaître samedi matin sous trois chefs de meurtre prémédité.

Martin Roy, LeDroit

Selon le Service de police d'Ottawa, Alban Garon aurait été assassiné par M. Bush, qui lui en aurait voulu pour une décision en sa défaveur quelques années avant le crime. La conjointe du juge, Raymonde Garon, et une amie du couple, Marie-Claire Beniskos, se seraient trouvées au mauvais endroit, au mauvais moment, dans la luxueuse tour à condominiums du 1510, chemin Riverside, le 29 juin 2007. Les corps ont été découverts le lendemain par un proche de la famille.

L'unité des vols qualifiés de la police d'Ottawa a également porté 11 autres chefs d'accusation contre Bush, touchant à des infractions liées aux armes à feu. Cette kyrielle d'accusations est en lien avec le braquage à domicile d'un vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, Ernest Côté, 101 ans, survenue le 18 décembre dernier sur le chemin privé Durham.

L'enquête sur cette récente agression aura poussé les enquêteurs à envisager Bush à titre de suspect dans le triple meurtre de 2007.

Les enquêteurs se sont affairés à établir la preuve, notamment celle de l'ADN, pour appuyer les accusations d'homicide. À l'époque, les enquêteurs n'avaient pas pu relier l'ADN recueilli dans la résidence des Garon à quiconque.

La police d'Ottawa procède à un examen des dossiers non résolus à la recherche de similitudes. On peut penser au meurtre de Paul-André Simard, un commissionnaire retrouvé sans vie dans sa résidence de Meadowlands, trois mois avant les meurtres des Garon et de Mme Beniskos.

Des familles soulagées

Les familles des victimes - les Beniskos, Lurette, Garon et Duran - ont confié une courte déclaration à la police d'Ottawa, qui a partagé leurs propos par communiqué.

« Nous sommes très heureux des résultats de l'enquête. Les trois familles remercient sincèrement le Service de police pour le travail d'équipe acharné qu'ils ont démontré depuis 2007. Les liens d'amitié qui unissaient Marie-Claire, Raymonde et Alban, unissent aussi nos familles par la force des choses. Nous désirons remercier tous ceux qui nous ont soutenus pendant cette épreuve et qui continuent à nous appuyer face à tout ce qui est encore à venir. Nous demandons aux médias de bien vouloir respecter notre vie privée. »

Aucun d'entre eux n'était présent au palais de justice d'Ottawa, samedi matin, tout comme les membres de la famille de l'accusé.

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