Triple meurtre à Ottawa: un suspect 8 ans plus tard?

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Le triple homicide du juge Alban Garon, de sa femme Raymonde et de leur amie Marie-Claire Beniskos, pourrait être enfin élucidé, plus de sept ans après le drame.

Selon des sources du Ottawa Citizen, confirmées par d'autres médias anglophones de la capitale, le meurtrier pourrait être le même qui aurait perpétré une invasion de domicile chez un vétéran de 101 ans, cet hiver, à Ottawa.

Il serait le principal suspect dans cette affaire, et la police d'Ottawa serait sur le point de déposer des accusations.

Le suspect, Ian Bush, voyage entre le Centre de détention d'Ottawa-Carleton et l'Hôpital psychiatrique Royal Ottawa. L'individu de 59 ans était déjà détenu en attendant son procès pour l'invasion de domicile du vétéran Ernest Côté. Des proches du suspect auraient dénoncé l'individu dans cette affaire d'invasion de domicile.

L'ADN du suspect concorderait avec celui retrouvé chez les Garon et chez M. Côté. Il s'agirait de la pièce du casse-tête manquante tant recherchée depuis toutes ces années.

La police d'Ottawa n'avait toujours pas confirmé ces informations lundi. Son arrestation, prévue vendredi, serait cependant une formalité. La comparution pour triple meurtre doit avoir lieu samedi, au palais de justice d'Ottawa.

Une proche des Garon, Marie-Hélène, s'est dite heureuse d'apprendre cette nouvelle lundi. «Je viens de le savoir, dit-elle au téléphone. Si c'est bien cette personne, c'est très bien. Je suis certaine que tout le monde aimait les Garon. Le téléphone n'arrête pas de sonner.»

Le juge Garon, sa femme, et l'amie du couple ont été tués dans la tour à condominiums du 1510, chemin Riverside, le 29 juin 2007. La macabre découverte a été faite le lendemain par le frère de Mme Garon. L'affaire a longtemps piétiné, malgré des centaines d'entrevues et de rencontres avec des témoins potentiels.

Toujours selon le quotidien anglophone, Bush aurait tenté de leurrer le juge en lui faisant parvenir une lettre l'obligeant à comparaître devant un faux tribunal. L'adresse mentionnée était alors celle du suspect. La fausse instance portait le nom de «Haut tribunal de la justice humanitaire».

Il semble que le tueur présumé ait entretenu une haine envers le juge, qui a déjà rendu une décision défavorable à son endroit à la cour des impôts. Le juge était retraité lorsqu'il a été tué.

L'invasion de domicile du 18 décembre, chez M. Côté, est un élément déclencheur qui relance d'une bien singulière façon l'enquête sur ce triple meurtre qui a secoué la région de la capitale.

Il semble que ces récents développements relancent aussi l'enquête sur le meurtre de Paul-André Simard, un commissionnaire retrouvé sans vie dans sa résidence de Meadowlands, trois mois avant les meurtres des Garon et Beniskos. Rien n'indiquait encore, lundi, que cette mort était bel et bien reliée à M. Bush. Toutefois, les circonstances sont semblables, du fait que les victimes sont des gens proches de l'État qui représentent une sorte d'autorité morale.

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