Roch Cholette traîné en cour pour diffamation

Le syndicat des pompiers de Gatineau et son... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le syndicat des pompiers de Gatineau et son président, Stéphane Noël, accusent l'animateur Roch Cholette d'avoir porté atteinte «intentionnellement» et de manière «illégale» à leur réputation.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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L'animateur de radio, Roch Cholette, et son employeur, Cogeco Diffusion, se font traîner devant les tribunaux par le syndicat des pompiers de Gatineau et son président, Stéphane Noël, pour diffamation et atteinte à leur réputation.

Les demandeurs souhaitent que la cour du Québec condamne M. Cholette et son employeur à verser une somme totale de 50 000$ en dommages moraux. Ils accusent l'animateur d'avoir porté atteinte «intentionnellement» et de manière «illégale» à leur réputation lors de sa chronique radiophonique du 23 mai 2014, diffusée dans l'émission Que l'Outaouais se lève du 104,7 FM.

La cause a été entendue mardi dernier. Le juge Jean Faullem doit rendre sa décision dans ce dossier au cours des prochains jours.

La chronique litigieuse de Roch Cholette est survenue au lendemain d'une manifestation organisée par les employés municipaux de la Ville de Gatineau, le 22 mai, pour dénoncer le projet de loi 3 sur l'avenir des régimes de retraite. Prenant la parole devant les manifestants, Stéphane Noël a déclaré «les pompiers sont capables d'aller à la guerre et celle-là, elle va saigner».

Le lendemain matin, l'ancien député libéral de Hull à l'Assemblée nationale, devenu animateur de radio, fulmine au micro du 104,7 FM. Il attaque sans ménagement et pendant de longues minutes les pompiers de la Ville de Gatineau et le président de leur syndicat.

La poursuite mentionne quantité de propos qualifiés par les demandeurs comme étant diffamatoires, ainsi que «hautement dégradants et préjudiciables».

En guise d'introduction à sa chronique, Roch Cholette affirme que les pompiers sont «pas mal plus gros bras que de plus cervelle». Il poursuit son intervention matinale en qualifiant les pompiers de «bébés gâtés syndiqués», de «gang de gros maudits tatas», d'«épais» et de «pompiers payés pour dormir».

Selon les demandeurs, «les insultes et qualificatifs employés publiquement par Roch Cholette dépassent l'exercice de son droit légitime à la liberté d'expression et constituent une atteinte illégale et intentionnelle à leur réputation».

Le syndicat des pompiers affirme avoir dûment mis en demeure l'animateur et la station de se rétracter, mais les défenseurs ont plutôt choisi «d'endosser l'intégralité des insultes diffamantes prononcées en ondes», prétextant un style de «radio d'opinion» pour justifier la «caricature verbale» et le «ton indigné» de Roch Cholette.

«Les propos de Roch Cholette ne peuvent se justifier sous le couvert de son droit à la liberté d'expression, car ceux-ci dépassent les balises usuellement applicables en ce qui a trait à la critique d'un sujet d'intérêt public», conclut la poursuite.

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