Terrorisme: Peshdary isolé par le ministère public

L'avocat de l'Ottavien Awso Peshdary, Me Richard Morris,... (Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne)

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L'avocat de l'Ottavien Awso Peshdary, Me Richard Morris, s'adressant aux journalistes mercredi à la sortie du palais de justice d'Ottawa.

Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne

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L'Ottavien Awso Peshdary, accusé d'avoir facilité et encouragé l'enrôlement de deux autres jeunes dans le groupe armé État islamique, doit se tenir loin de 14 personnes nommées par le ministère public lors de sa comparution de mercredi midi.

Ces personnes sont des proches, de présumés complices et des membres d'une association étudiante musulmane d'Ottawa. Il ne peut pas leur parler ou tenter de le faire de façon indirecte.

L'homme de 25 ans a été arrêté mardi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Selon la police fédérale, Peshdary a financé les activités de John Maguire, un ancien étudiant de l'Université d'Ottawa âgé de 24 ans, et Khadar Khalib, 23 ans.

Ce financement aurait permis aux deux jeunes de s'envoler vers la Syrie pour combattre au sein du groupe armé État islamique.

Selon une rumeur qui court sur les médias sociaux, Maguire aurait perdu la vie, mais la GRC a dit en point de presse, mardi, ne détenir aucune preuve concrète.

C'est pourquoi la GRC a quand même émis des mandats d'arrestation contre lui et Khalib, mandats qui ont été repris par l'agence INTERPOL au niveau international.

Awso Peshdary aurait été rabroué par l'association religieuse étudiante du Collège Algonquin parce qu'il tenait des propos entrant en contradiction avec les valeurs de l'organisation.

La prochaine audience au palais de justice d'Ottawa aura lieu mardi.

Son avocat frustré

L'avocat du suspect, Me Richard Morris, a déploré qu'on lui ait refusé l'accès à une conférence de presse tenue mardi au quartier général de la GRC, à Ottawa. Les autorités ont confirmé à la presse l'arrestation de son client et révélé les résultats de l'enquête qui a duré deux ans. Me Morris a tenté d'assister à l'événement, qu'il juge public. «On m'a répondu que c'était réservé aux médias et que ce n'était pas un événement public. On m'a dit qu'on allait parler à la presse, mais pas à moi.»

L'avocat allègue que la Couronne ne lui a pas remis toute la preuve amassée contre son client, mais que certains éléments de celle-ci ont déjà été divulgués aux journalistes, mardi.

L'accusé se serait dit «surpris» par la nature des accusations déposées contre lui. Son avocat a affirmé que son client était «religieux».

Le procureur de la Couronne fédérale, Roderick Sonley, a expliqué l'interdiction de communication par la nécessité d'éviter toute tentative d'intimidation, et «la protection des témoins qui pourraient être appelés à la cour».

Des membres de la famille de l'accusé ayant assisté à la comparution ont fuit le palais de justice sans s'adresser à la presse.

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