Violence sexuelle à l'Ud'O: «du pain sur la planche», dit Rock

Le recteur et vice-chancelier de l'Université d'Ottawa, Allan... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le recteur et vice-chancelier de l'Université d'Ottawa, Allan Rock.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock, estime qu'il y a «du pain sur la planche» dans la lutte à la violence sexuelle sur son campus.

M. Rock et la professeure mandatée de présider un comité spécial en la matière, Caroline Andrew, ont dévoilé jeudi les grandes lignes du rapport commandé par la direction dans les semaines suivant deux incidents à caractère sexuel.

Au début de 2014, la présidente de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa, Anne-Marie Roy, a été le sujet de propos dégradants et obscènes dans une conversation privée impliquant quatre de ses confrères sur Facebook. L'échange a été découvert et dénoncé dans les médias.

Dans les mêmes semaines, deux joueurs de hockey des Gee Gees ont été la cible d'allégations d'agression sexuelle sur une jeune femme lors d'un périple de l'équipe à Thunder Bay.

Des accusations criminelles ont depuis été déposées. L'équipe masculine de hockey est toujours suspendue et le restera pour l'ensemble de la saison 2015-2016.

Le comité présidé par Mme Andrew désire créer une équipe d'intervention pour servir de « catalyseur de changement », former les gestionnaires et le personnel en matière de harcèlement et de violence sexuelle, établir un règlement et un protocole clarifiant les valeurs de l'institution et mettre en place un processus de traitement « équitable et transparent ».

« Il y a un problème social. On ne peut pas l'ignorer », a déclaré le recteur.

M. Rock n'a pas prononcé l'expression « culture du viol », utilisée par plusieurs groupes de pression, dont la leader étudiante Anne-Marie Roy.

« L'administration ne peut s'attaquer seule au problème », a poursuivi M. Rock.

L'appui des syndicats et des associations étudiantes est nécessaire, dit-il. Ces changements doivent entre autres être inclus dans les conventions collectives.

La direction de l'Université étudie la possibilité de dévoiler les résultats de l'enquête interne menée à la suite des allégations visant les hockeyeurs des Gee Gees.

M. Rock dit que cette option est à l'étude, mais ne promet rien pour le moment. « On veut éviter l'ingérence dans le dossier de la cour à Thunder Bay. »

Le recteur a par ailleurs souligné que le phénomène de la violence sexuelle n'est pas réservé qu'à son campus. « C'est national, à travers de pays. C'est une affaire de société. »

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