Un «génie des pentes» en motoneige met la vie des autres en danger

Un hurluberlu est accusé au criminel pour avoir enfourché une motoneige de... (Archives, LeDroit)

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Un hurluberlu est accusé au criminel pour avoir enfourché une motoneige de service et fait du slalom entre des skieurs et des planchistes à la station de ski Edelweiss, samedi dernier.

La police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais n'a aucunes félicitations à offrir à un homme de 23 ans originaire d'Ottawa. Les agents lui ont plutôt servi des accusations de vol de motoneige et de conduite dangereuse, ainsi qu'une série de contraventions.

Le jeune homme voulait s'initier à la planche à neige avec des amis. Le néophyte, vêtu d'un habit aux motifs de camouflage et portant un masque de paintball, s'est arrêté à la moitié de sa première descente. Il a retiré la planche de ses pieds et s'est rendu à la base de la montagne, vers 19h, où se trouvait une motoneige de service.

Dans un élan de peu de génie, l'individu a enfourché cette motoneige et est retourné sur les pentes.

Lorsque l'achalandage est fort, comme samedi, même les employés doivent limiter l'utilisation de l'engin sur les pistes, par mesure de sécurité.

«Mentalement, il n'était pas là. Nous sommes chanceux que rien de plus fâcheux ne se soit produit.»

Martin Fournel
policier de la MRC des Collines-de-l'Outaouais

e conducteur - possiblement intoxiqué - s'est mis à circuler sur les pentes parmi les amateurs de glisse, mettant en danger la sécurité d'enfants et d'adultes pendant une dizaine de minutes. «L'homme effectuait des sauts et conduisait de façon erratique», raconte l'agent Martin Fournel.

Un employé a vu la scène et a alerté ses collègues. Le pilote est revenu vers l'endroit où il s'était emparé de la motoneige. «Il a eu droit à un comité d'accueil», explique M. Fournel, mi-figue mi-raisin.

Des accusations de vol de motoneige et de conduite dangereuse devraient être déposées sous peu, et plusieurs constats d'infraction pour un montant total d'environ 2000$ lui seront remis. Le contrevenant a déjà un antécédent de conduite avec les capacités affaiblies.

En lui parlant, les policiers ont constaté l'absence d'esprit de l'individu. Il ne semblait pas sous l'effet de l'alcool, mais d'une autre substance qui demeure mystérieuse. «Il riait seul et ne répondait pas aux policiers qui lui remettaient les contraventions. Il textait et n'écoutait pas les agents parler.»

La planche à neige n'a jamais été retrouvée, tout comme ses amis qui auraient pris la poudre d'escampette. «Mentalement, il n'était pas là, termine M. Fournel. Nous sommes chanceux que rien de plus fâcheux ne se soit produit.»

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