Beuverie à Shawville: Allen plaide coupable et s'excuse

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L'alcool coulait à un point tel que certains témoins ivres ont continué de boire pendant que la victime mourante gisait au sol.

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Ne pouvant «revenir en arrière» sur une beuverie mortelle qui s'est terminée dans une marre de sang, en juin 2013, un homme de Shawville a plaidé coupable à une accusation d'homicide involontaire, mardi, à Gatineau.

D'abord accusé du meurtre non prémédité de Barry Brousseau, 41 ans, l'accusé Troy Allen a accepté de plaider coupable à une accusation réduite devant la Cour du Québec.

La Couronne et la défense se sont entendues sur une peine à purger de huit ans, moins l'année et demie passée derrière les barreaux à titre préventif.

L'avocat de la défense, Me Marino Mendo, a demandé au juge de compter le temps de détention préventive au ratio de 1,5.

Le juge fera entendre sa décision sur la sentence en février. Il a été saisi de la jurisprudence en matière semblable. Le magistrat peut refuser la proposition de la défense et de la Couronne, s'il la juge déraisonnable.

«Je m'excuse à la famille (Brousseau), a dit l'accusé, debout dans le box des accusés. Je sais que je ne peux pas revenir en arrière, mais j'éprouve des remords, et je suis désolé de ce qui s'est passé.»

Le 3 juin 2013, après plusieurs jours de consommation d'alcool, une fête a eu lieu chez Troy Allen, sur la rue Victoria, à Shawville.

L'alcool coulait à un point tel que certains témoins ivres ont continué de boire pendant que la victime mourante gisait au sol. Plusieurs avaient consommé de grandes quantités d'alcool depuis la veille.

D'ailleurs, plusieurs bouteilles vides se trouvaient sur la scène de crime. Les belligérants et les témoins se trouvaient dans une sorte de «stupeur» alcoolique.

Selon ce qui ressort des témoignages entendus lors de l'enquête préliminaire, M. Allen, ivre, accusait Barry Brousseau d'entretenir une relation secrète avec sa conjointe d'alors.

La femme et M. Brousseau ont répété qu'il n'y avait rien entre eux, mais une bagarre a quand même éclaté entre les deux hommes. M. Allen, sous son adversaire, a «perdu» l'empoignade et lui a demandé de se relever.

M. Allen a réussi à s'emparer d'un couteau dans la cuisine et a poignardé son rival à l'abdomen à plusieurs reprises.

L'avocat de la Couronne, Me Martin Côté, a résumé l'état d'esprit des proches de Barry Brousseau. Ceux-ci n'ont pas voulu s'exprimer de vive voix, mais ont transmis leurs propos au ministère public.

«Une famille qui se dit détruite, ayant subi une grande perte et souffrant d'un grand vide pour elle, mais aussi pour la communauté (de Shawville et de Bryson), a lu Me Côté. On en parle comme d'un homme positif avec qui il fait bon travailler.»

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