Une éventuelle menace chimique désamorcée

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Les policiers d'Ottawa sont intervenus à l'hôtel Chimo, dans l'est d'Ottawa, mercredi matin.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Plan funeste ou crise psychologique ? Les policiers d'Ottawa et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Nouvelle-Écosse ont mis un terme au voyage d'un inquiétant ex-militaire américain spécialisé dans les armes biochimiques, mercredi, à Ottawa.

Tout a commencé à Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, lundi. Un citoyen a alerté les autorités concernant du matériel suspect dans une habitation du croissant Lakeridge.

L'enquête a ensuite conduit les policiers dans une résidence du chemin Old Dyke, à Grand Desert, près d'Halifax. D'importantes quantités de produits chimiques y ont été saisies. La nature exacte de ces produits reste à déterminer, mais ils semblent assez dangereux pour inquiéter la police fédérale.

Plus tard, les enquêteurs ont été informés que Christopher Phillips, un Américain de 42 ans vivant en Nouvelle-Écosse, avait pris la route en direction d'Ottawa.

M. Phillips est un ancien expert en armes biochimiques de l'armée des États-Unis qui pourrait souffrir de troubles mentaux.

En début de journée, hier, le constable Charles Benoît, de la police d'Ottawa a évité de parler d'une cause terroriste. Les autorités ont cependant évoqué mardi soir, dans un communiqué, « une menace possible ».

C'est au sixième étage de l'hôtel Chimo, un immeuble de 250 chambres situé à l'intersection des boulevards St-Laurent et Joseph-Cyr, dans l'est de la ville, que l'homme, visé par un mandat d'arrestation pancanadien, a été retracé.

À ce moment, les policiers possédaient l'information que des produits chimiques et dangereux étaient probablement en sa possession.

Hier après-midi, l'inspecteur par intérim de la police d'Ottawa, John McGetrick, a affirmé qu'aucune substance chimique ou toxique n'avait été décelée dans la chambre et le véhicule du suspect. Le camion cube blanc a été passé au peigne fin tout l'avant-midi par les policiers, dans le stationnement de l'hôtel. L'inspecteur a démenti certaines rumeurs voulant qu'une bombe à tuyau ait été saisie dans le cadre de l'enquête, à Ottawa.

Hôtel évacué

Après avoir encerclé les environs, en fin de soirée mardi, les policiers ont contacté les clients de l'hôtel, au petit matin, pour les enjoindre à quitter immédiatement - et silencieusement - leur chambre sans claquer la porte, ni parler trop fort.

Il semble que l'escouade tactique a voulu éviter que le suspect se réveille dans tout ce branle-bas.

Les clients ont été accompagnés par des policiers armés. Ils ont été conduits dans un hôtel voisin, avec la collaboration du transporteur OC Transpo.

« L'individu a été mis en contact avec des négociateurs, a mentionné Charles Benoît. L'arrestation s'est déroulée sans problème lorsqu'il est sorti de sa chambre. »

Les équipes HAZMAT et CBRN du Service des incendies d'Ottawa sont intervenues afin de mener leur expertise sur la présence ou pas de matières potentiellement dangereuses.

Après son arrestation, vers 8 h 20, Christopher Phillips a été conduit vers une salle d'interrogatoire. Des enquêteurs de la GRC en Nouvelle-Écosse ont d'ailleurs pris la route d'Ottawa, en début de journée. L'enquête a été confiée entièrement à la GRC.

Chris Phillips, l'homme appréhendé par la police d'Ottawa.... (Photo tirée de Twitter) - image 2.0

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Chris Phillips, l'homme appréhendé par la police d'Ottawa.

Photo tirée de Twitter

En début de journée, mercredi, le constable Charles Benoit, de la police d'Ottawa, a évité de parler d'une cause terroriste.

Les autorités ont cependant évoqué dans un communiqué qu'une «menace possible» avait été transmise vers 22h15.

Les policiers d'Ottawa se sont mis en branle en fin de soirée mardi. Après avoir encerclé les environs, ils ont contacté les clients de l'hôtel, au petit matin, pour les enjoindre à quitter immédiatement leur chambre, en silence, sans claquer la porte ni parler trop fort.

Il semble que les autorités ont voulu éviter que le suspect soit réveillé par tout ce branle-bas.

Les clients ont été accompagnés par des policiers armés. Ils ont été conduits dans un hôtel voisin, avec la collaboration d'OC Transpo.

Pendant ce temps, des négociateurs et agents de la police d'Ottawa ont convaincu M. Phillips de sortir sans heurts. «L'individu a été mis en contact avec des négociateurs, a mentionné le constable Benoit. L'arrestation s'est déroulée sans problème lorsqu'il est sorti de sa chambre.»

Les équipes HAZMAT et CBRN du Service des incendies d'Ottawa sont intervenues afin de mettre en oeuvre leur expertise en terme de matières dangereuses.

Dans le stationnement de l'hôtel assiégé, un petit camion a été passé au peigne fin.

Après son arrestation, vers 8h40, Christopher Phillips a été conduit vers une salle d'interrogatoire par les policiers d'Ottawa. Des enquêteurs de la GRC en Nouvelle-Écosse ont d'ailleurs pris la route de la capitale fédérale en début de journée.

La police d'Ottawa collabore avec la branche néo-écossaise de la GRC, qui mène cette vaste enquête.

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