Lourdes conséquences pour les ex-Gee Gees

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Le porte-parole des joueurs, Andrew Creppin, indique avoir été la cible de plusieurs gestes de harcèlement, tant de la part d'étudiants que d'inconnus, après que le scandale ait éclaté.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les anciens Gee Gees de l'Université d'Ottawa éclaboussés par des allégations d'agression sexuelle visant deux de leurs coéquipiers, l'hiver dernier, ont subi du harcèlement et ont vécu dans l'anxiété depuis que le scandale a éclaté.

Mardi, un groupe de 22 anciens membres de l'équipe de hockey a déposé en Cour supérieure de l'Ontario une demande de recours collectif de 6 millions$ visant l'Université.

Ce groupe exclut les deux joueurs accusés d'avoir agressé sexuellement une jeune femme lors d'un périple à Thunder Bay, le 2 février 2014, soit Guillaume Donovan et David Foucher. Ces derniers ont plaidé non-coupable.

Les 22 poursuivants accusent entre autres l'université et son recteur Allan Rock d'avoir porté atteinte à leur réputation.

Le porte-parole des joueurs, Andrew Creppin, indique dans le recours collectif avoir subi le harcèlement d'étudiants et d'inconnus lorsqu'il portait le manteau de l'équipe.

«Certains joueurs ont tellement vécu d'anxiété qu'ils n'ont pas pu aller en classe et leurs notes s'en sont ressenties, lit-on dans le document déposé au palais de justice d'Ottawa. D'autres ont été harcelés. Les membres ont été bannis de certaines activités, comme leurs cérémonies de graduation. Quelques joueurs ont perdu leur emploi d'été.»

M. Creppin ajoute dans la requête qu'il n'a pas pu utiliser le matériel d'entraînement sportif, qu'il a éprouvé des difficultés à dormir, que le nom de sa famille a été sali, que les tensions familiales ont nui à sa qualité de vie, et que ces allégations risquent de nuire à sa carrière. La dépression, la colère et le manque de concentration ont guetté plusieurs joueurs éclaboussés par cette affaire, même s'ils n'avaient rien à voir avec l'agression présumée.

Toujours selon le recours collectif, le recteur Allan Rock, qui a été mis au courant un mois après les faits reprochés, devait forcément connaître les identités des deux joueurs impliqués. La poursuite rappelle que M. Rock a déjà admis que «les allégations de mauvaise conduite (avaient) affecté tous les membres de cette équipe, dont certains de façon injuste».

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