Vigile en mémoire de l'agent Czapnik

Jennifer Biondi, collègue d'Eric Czapnik, accompagnée de ses... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Jennifer Biondi, collègue d'Eric Czapnik, accompagnée de ses enfants, Mateo et Kalea, et la représentante du chef de la police d'Ottawa, Jill skinner ont rendu hommage à leur confrère mort en service.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une cinquantaine de collègues, amis et membres de la famille d'Eric Czapnik se sont rassemblés, lundi soir, dans le stationnement du campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa afin de rendre hommage au policier mort en service le 29 décembre 2009.

L'émotion était palpable, mais l'ambiance était tout de même festive puisque les gens réunis ont pris un shooter de vodka cornichon, en mémoire de l'homme de 51 ans poignardé il y a cinq ans. Un clin d'oeil à son verre préféré ainsi qu'à son surnom, « Pickle ».

« Ce soir, on a l'opportunité de démontrer notre support à Anna [la veuve du policier] et à toute sa famille, confie Jill Skinner, représentante du chef de la police d'Ottawa. Nous avons beaucoup de respect pour eux. Leur force dans cette épreuve donne certainement de la force aux policiers. »

La famille de la victime est demeurée discrète pendant la vigile lundi soir. La veuve de M. Czapnik, Anna Korutowska, a tenu à remercier les personnes rassemblées devant l'hôpital. « Pour notre famille votre support compte énormément et c'est ce qui nous aide à avancer », a-t-elle déclaré visiblement émue.

Eric Czapnik a été poignardé alors qu'il se trouvait dans sa voiture de patrouille. Le meurtrier a fait irruption, armé d'un couteau, au milieu de la nuit. M. Czapnik rédigeait un rapport après avoir accompagné une victime de violence conjugale au centre hospitalier. Un ancien agent de la Gendarmerie royale du Canada, Kevin Gregson, a été reconnu coupable du meurtre au premier degré du policier. Les 12 membres du jury n'ont pas cru à la théorie qu'il « avait tué, mais n'avait pas assassiné » le policier en devoir. M. Gregson a écopé de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, en mars 2012. Depuis, une sentence de 10 ans de pénitencier a aussi été rendue à son égard pour avoir violé une fillette de 10 ans.

Sécurité des policiers

L'Association des policiers d'Ottawa réclame que ses patrouilleurs travaillent en équipe de deux la nuit. Depuis le décès de l'agent Czapnik - qui travaillait seul le soir du 29 décembre 2009 - la demande de travailler en équipe de deux est toujours revendiquée, indique Matt Skof, président de l'Association.

« C'est quelque chose qu'on demande depuis plusieurs années d'avoir deux patrouilleurs par véhicules la nuit, mais aussi le jour. Le service de police nous dit qu'il regarde le dossier. Notre argument repose sur la sécurité, mais il y a aussi une question économique. Avec deux agents par voiture ça fait un véhicule de moins sur la route », ajoute M. Skof.

Depuis le tragique événement, les policiers sont plus alertes et conscients des dangers qui les entourent. Le meurtre de leur collègue leur rappelle tous les jours l'importance de faire preuve de vigilance dans l'exercice de leur fonction.

« Le décès d'Eric a probablement sauvé d'autres vies en rappelant aux policiers d'être plus alertes. Lorsqu'un confrère meurt en service, ça nous rappelle à tous l'importance d'être prudent », souligne Jennifer Biondi, une collègue du Service de police d'Ottawa.

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