Coup de feu aux Tanger Outlets d'Ottawa

Les policiers sont toujours à la recherche du... (Étienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Les policiers sont toujours à la recherche du tireur, mais l'attaque serait ciblée.

Étienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

En début de soirée, rien ne laissait croire qu'un événement hors du commun se soit produit au centre commercial Tanger Outlets, dans le secteur Kanata, si ce n'était des rubans policiers et des gyrophares. Pourtant, plusieurs ont eu une bonne frousse quand au moins un coup de feu a retenti en fin d'après-midi, blessant une personne.

Même si les policiers ne laissaient plus aucun véhicule pénétrer dans le stationnement, les gens continuaient de courir les aubaines. La majorité des boutiques sont demeurées ouvertes, et ce, moins de deux heures après l'incident. Seule une infime section des lieux était interdite à la circulation: la scène du crime.

Ce n'est que vers 18 h que la direction du centre commercial a décidé de fermer ses portes pour le reste de la journée. Pendant ce temps, les policiers fouillaient les véhicules qui quittaient les lieux à la recherche d'un suspect.

«Je ne crois pas qu'il s'agissait de tirs aléatoires. Je crois que l'attaque était ciblée, affirmait l'inspecteur en devoir du Service de police d'Ottawa (SPO), Mark Patterson. La situation est sous contrôle.»

Une seule personne, un homme, a été atteinte par les coups de feu. Ses blessures seraient relativement mineures. Le SPO soutient que la victime est connue des milieux policiers et qu'elle refuse de collaborer à l'enquête.

Le SPO n'écarte pas la possibilité que l'attaque soit liée aux gangs de rue. Les policiers d'Ottawa ont dû composer avec plusieurs événements semblables en 2014, alors que des hommes touchés par des projectiles refusent de porter plainte.

Deux personnes ont été arrêtées, vendredi soir, pour être interrogées. Ils ont été libérés samedi matin, sans accusation. Le SPO chercherait deux autres suspects.

L'inspecteur Patterson a également indiqué en début de soirée, vendredi, que les enquêteurs recherchent un véhicule qui serait lié à l'attaque, sans spécifier de quel type de voiture il s'agirait.

Grande confusion

La situation est rapidement revenue au calme au Tanger Outlets, mais dans les minutes qui ont suivi les coups de feu, la panique a pris le dessus.

Greg Richardson était sur les lieux avec sa femme Cynthia et croyait être en mesure de profiter d'un après-midi paisible. Ils se trouvaient cependant à l'intérieur du magasin Ralph Lauren. L'attaque a eu lieu à l'extérieur, devant cette boutique.

«Il y a eu un gros "bang" et nous ne savions pas ce que c'était, on pensait qu'une étagère était tombée ou quelque chose du genre. Nous avons vu à travers les vitres que des gens couraient très vite, visiblement paniqués. Nous nous sommes dirigés vers l'arrière du magasin pour nous éloigner des fenêtres», raconte M. Richardson.

Selon ce témoin, la situation était plutôt confuse après les coups de feu. Certains se sont cachés dans l'entrepôt, à l'arrière du magasin, d'autres dans les cabines d'essayage. Les policiers, à leur arrivée, auraient donné des ordres contradictoires à savoir si les gens à l'intérieur de la boutique étaient en bouclage. 

Au final, près d'une heure plus tard, ils étaient escortés à l'extérieur. Seuls les témoins de l'attaque devaient rester sur les lieux.

«Ma femme était au centre-ville durant les événements du Monument commémoratif de guerre. Elle était évidemment contrariée. [...] C'est dommage, mais on espère que tout le monde est en sécurité et que personne n'a été blessé», soutient Greg Richardson.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer