Affaire Magnotta: le jury n'avait pas encore tranché

Luka Rocco Magnotta... (ILLUSTRATION MIKE MCLAUGHLIN, ARCHIVES PC)

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Luka Rocco Magnotta

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La Presse Canadienne

Les jurés devant décider du sort de Luka Rocco Magnotta, qui a déjà reconnu avoir tué et démembré l'étudiant chinois Jun Lin, n'ont pas de répit, y compris durant la fin de semaine.

De plus, s'il faut en croire l'avocat Jean-Pierre Rancourt, advenant le cas où leurs délibérations devaient se poursuivre jusqu'au 25 décembre, ils n'obtiendraient pas de permission spéciale pour entre en contact avec leurs proches. Il soutient que, dans une pareille éventualité, ils auraient probablement droit à «un repas différent» et à une consommation alcoolisée» mais que les passe-droits s'arrêteraient sans doute là.

Cependant, en entrevue à La Presse Canadienne, samedi matin, Me Rancourt a laissé entendre que son petit doigt lui disait que les huit femmes et quatre hommes n'étireront pas la sauce jusqu'à jeudi prochain.

Selon le criminaliste, il est tout à fait envisageable de croire qu'ils ont déjà écarté l'une des issues possibles du procès.

À ses yeux, les membres du jury ont probablement «déjà éliminé la défense de non-responsabilité criminelle».

Il a poursuivi en indiquant qu'«ils sont donc en train de se poser des questions sur les autres verdicts» potentiels.

Jean-Pierre Rancourt est persuadé qu'ils tergiversent car ils prennent leur rôle «extrêmement au sérieux», mais aussi parce qu'ils doivent jongler avec des «notions importantes et difficiles à comprendre».

«Pourquoi ils hésitent? Bien, c'est parce que quand on a un trouble de personnalité, un problème mental ça ne veut pas dire nécessairement qu'on ne savait pas ce qu'on faisait mais ça peut peut-être diminuer la responsabilité jusqu'à un homicide involontaire», a-t-il expliqué.

Me Rancourt juge que si cette dernière possibilité devait être retenue, bien des citoyens pourraient ruer dans les brancards.

«Ce serait un non-sens pour les gens parce que c'est comme si on disait qu'il a commis ça sans le vouloir alors qu'on est exposé à des images» et à des propos troublants depuis le début des procédures, a-t-il conclu.

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