Guerre de gang sur la promenade Penny

Le chef Charles Bordeleau rappelle qu'il est possible... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le chef Charles Bordeleau rappelle qu'il est possible de fournir de l'information pertinente aux autorités de façon anonyme par l'intermédiaire de l'organisme Échec au crime.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Fusils à la main, les gangs criminels se livrent une véritable guerre sur la promenade Penny, dans l'ouest de la capitale.

Vers 20h15 mercredi, pour une troisième fois en moins de deux semaines, l'artère du quartier Britannia a de nouveau été le théâtre d'une fusillade. À leur arrivée sur les lieux, les agents ont pu repérer les traces de trois projectiles. Deux d'entre eux avaient été tirés sur une camionnette; l'autre, près d'une maison. Personne n'a été blessé.

Cette fusillade - la 45e de l'année dans la capitale - fait craindre le pire aux résidents du quartier. Le chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau, a donc jugé bon de mettre les choses au clair, jeudi après-midi, en conférence de presse.

«Le commerce de la drogue - surtout de la marijuana et des médicaments d'ordonnance - est très actif dans le secteur, et les gangs de rue y sont très impliqués», a-t-il affirmé d'entrée de jeu. «Plusieurs personnes ont peur. Nous avons des témoins qui hésitent à dénoncer et des victimes qui ne veulent pas coopérer.»

Le lien entre ces crimes et les gangs de rue est clair, a expliqué l'inspecteur Chris Renwick, qui est responsable de l'enquête. «Les fusillades (des dernières semaines) sont arrivées dans des stationnements, là où les transactions ont lieu. Les auteurs de ces crimes ne se préoccupent aucunement des gens aux alentours.»

On assiste en ce moment à une lutte de leadership entre différentes têtes dirigeantes, explique le chef Bordeleau, soulignant du même souffle «le succès des actions de la police d'Ottawa». «Nous avons arrêté 76 personnes et retiré 52 fusils de nos rues dans les opérations antigang cette année», résume-t-il.

Une présence accrue

Avec les événements des dernières semaines, le quartier verra une présence policière accrue. «Mais ce n'est pas la solution à tout, a martelé le chef Bordeleau. Mercredi, nous avions un agent à quelques minutes des lieux du crime. Nous sommes déjà bien visibles dans le quartier.»

L'installation d'un nouveau poste de police dans le quartier n'est pas dans les plans. «Nous sommes très visibles, nous sommes très présents. [...] Plus de béton n'est pas la solution.»

La lutte aux bandes de rue doit se faire sur plusieurs fronts, croit-il. «Ce n'est pas qu'un problème policier, c'est un problème qui touche toute la communauté. On va aller à la rencontre des gens.»

Le conseiller du quartier, Mark Taylor, debout à ses côtés, opinait dans le même sens. «Nous allons utiliser tous les outils que nous avons dans notre coffre. [...] Agir pour que les coups de feu cessent de retentir, ce n'est qu'un morceau du puzzle.»

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