Un Gatinois d'origine colombienne veut éviter l'extradition

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Le ministre de la Justice, Peter MacKay

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Un Gatinois d'origine colombienne tentera le tout pour le tout en s'adressant au ministre de la Justice, Peter MacKay, pour éviter son extradition dans le pays qui l'a reconnu coupable d'agression sexuelle sur une adolescente, et qui veut l'emprisonner pour les 14 prochaines années.

C'est en fait l'avocat de la défense, MeAnthony Karkar, qui prévoit écrire au ministre MacKay dans les prochains jours. Il veut de plus de s'adresser à la Cour d'appel pour obtenir la liberté provisoire de son client.

Vendredi dernier, la Cour supérieure du Québec a ordonné l'incarcération de l'individu de 48 ans, qu'on ne peut nommer en vertu d'une ordonnance de non-publication visant à protéger l'identité de la victime alléguée.

La demande d'extradition a été signifiée au ministre de la Justice du Canada par l'État colombien, après que l'homme eut été trouvé coupable, au terme d'un procès auquel il n'a pas assisté.

L'homme a été conduit au palais de justice de Gatineau, vendredi dernier. Sa femme et ses enfants étaient présents.

MeKarkar soulève des irrégularités dans le dossier de son client. Selon la preuve du ministère public de la Colombie, l'homme a agressé sexuellement une adolescente de 14 ans, lors d'un voyage dans la famille restée là-bas.

Les faits allégués remontent à la soirée du 4 juillet 2007. La présumée victime a affirmé avoir été violée par son oncle, l'accusé.

Il se serait glissé dans la chambre de la jeune pour l'agresser.

Selon les faits rapportés en Colombie, puis répétés en cour, à Gatineau, l'homme l'aurait poussée sur le lit, rattrapant la jeune fille qui voulait lui échapper.

La victime a déposé sa plainte deux jours plus tard. Puis, le 16 mai 2008, l'acte d'accusation était porté contre l'homme.

«La première version de la fille, c'était le viol avec relation complète, puis ensuite, des attouchements, soutient MeKarkar. C'est un acte de vengeance parce que mon client affirme que la jeune lui a volé de l'argent deux jours auparavant.» Selon l'avocat, son client n'a pas eu une défense pleine et entière, alors que le procès s'est fait en son absence. «Il s'est présenté au consulat de la Colombie, et n'a pas pu assurer sa défense. En Colombie, poursuit-il, on a empêché la cousine de la présumée victime de témoigner. Pourtant, les deux filles partageaient la même chambre.»

Au Canada, la Couronne doit prouver des allégations «hors de tout doute raisonnable. En Colombie, toujours selon MeKarkar, le ministère public doit s'assurer que les «probabilités» sont assez fortes contre l'accusé. «Au lieu de devoir être 100% certain, comme au Canada, là-bas, c'est 51%», image l'avocat.

Le tribunal colombien a rendu un jugement par écrit le 19 juin 2009. L'État sud-américain l'a condamné à 170 mois et 20 jours de détention.

Le ministère de la Justice n'avait toujours pas fait parvenir ses réponses par courriel, hier après-midi.

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