Les quotas de contraventions à Gatineau refont surface

Mario Harel... (MARTIN ROY, Archives LeDroit)

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Mario Harel

MARTIN ROY, Archives LeDroit

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Le ratio de 2,15 contraventions à l'heure que doivent respecter les policiers de Gatineau affectés à la circulation refait surface, au grand dam du directeur Mario Harel. Une joute de mots entre lui et le syndicat s'est installée. Alors que la Fraternité des policiers de Gatineau dénonce ce système de « quotas », le chef Mario Harel préfère le terme « attentes signifiées » pour parler du dossier.

Ce système d'objectifs a été instauré en février 2008, rappelle Mario Harel. « On a été forcés de le faire », dit-il.

À l'époque, la direction du SPVG était en conflit de travail avec le syndicat concernant le renouvellement de la convention collective. Le syndicat avait dénoncé dans LeDroit les « quotas » de 15 contraventions par jour. Puis, le chiffre de 2,15 a commencé à circuler...

Cette guerre de mots reprend six ans plus tard. La convention collective est toujours valide, mais le contexte politique est plutôt celui de la guerre entre les employés municipaux et Québec dans l'épineux dossier des fonds de retraite.

La Fédération des policiers municipaux du Québec (FPMQ) souhaite enfin qu'une loi soit adoptée pour faire disparaître la pratique des quotas.

« Le quota, c'est 2,15 contraventions à l'heure », laisse tomber le président de la Fraternité des policiers de Gatineau, Jean-Pierre Bussière. « Oui, ça prend une certaine prestation de services, c'est évident, et nous ne sommes pas contre cela. Mais d'un autre côté, ça peut pousser certains agents à être plus sévères lors de petites infractions. Puis, au bout de la ligne, ta crédibilité peut être mise en doute. »

Le directeur du SPVG, Mario Harel, s'est dit « irrité » que le dossier des quotas revienne dans l'actualité. « J'en ai parlé en 2008 pendant des jours. »

M. Harel parlait à l'époque d'« objectifs » et d'« attentes signifiées ». Le terme quota ne fait pas partie de son vocabulaire. M. Harel préfère les « attentes signifiées ».

« Les gens sont assez grands pour comprendre mon rôle de gestionnaire, dit-il. La sécurité routière est numéro un dans les priorités de la population. On a des plaintes plein les bras. C'est normal que le SPVG suive le travail de ses employés. »

Le directeur du SPVG rappelle que ses agents dépassent déjà les attentes du ratio 2,15. D'ailleurs, le directeur Harel a rappelé que cet « objectif » a été instauré très précisément en février 2008, alors que les relations de travail au SPVG étaient en pleine tourmente.

Pourquoi ce chiffre ? « Parce que dans le passé, on nous a forcés de le faire. » M. Harel ne s'est pas éternisé sur l'histoire. « C'est dommage que ça ressorte en période de conflit de travail. »

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