Émeute à la prison: trop de ouï-dire, selon la défense

Une trop grande partie de la preuve du ministère public repose sur des ouï-dire... (Archives La Presse)

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Une trop grande partie de la preuve du ministère public repose sur des ouï-dire pour aller de l'avant avec un procès pour cinq des douze accusés arrêtés à la suite de l'émeute qui a éclaté à la prison de Gatineau, le 6 février 2013.

C'est du moins l'avis de quelques procureurs de la défense, qui tentent d'éviter un procès pour leurs clients.

Bien que plusieurs accusés ont plaidé coupable, d'autres tentent le tout pour le tout et maintiennent qu'ils n'ont rien à voir dans cette histoire.

D'entrée de jeu, la procureure de la Couronne, Brigitte Gendron, a rappelé que l'accusé Abdulrazek Al Fadli était «le président» du groupe qui a semé le chaos dans l'aile B3. Ce dernier aurait refusé, dès le début de la journée, son transfert dans un autre établissement.

Dans le cadre de l'enquête préliminaire de Miroslay Dragicevic, Rollie Samhinton, Abdulrazek Al Fadli, Ghislain Mercier et Alain Ste-Marie, un des avocats de la défense, Christian Deslauriers, a soutenu, mardi, qu'une grande partie de la preuve reposait sur des ouï-dire, alors qu'un agent correctionnel observait ce qui se passait dans l'aile B3 par une petite ouverture. L'aile était barricadée, et la fenêtre de la porte était partiellement obstruée par du papier brun mouillé.

La facture du grabuge du 6 février 2013 s'élève à 63 500 $. Des appareils électriques, des tablettes et une section du mur d'une cellule ont été démolis.

Selon le rapport d'enquête déposé devant la cour en juillet 2013 par le chef d'équipe aux crimes majeurs de la Sûreté du Québec en Outaouais, Marc Ippersiel, des détenus du B3 refusaient d'être transférés à la prison de Bordeaux, à Montréal.

«Ils ne voulaient pas aller ailleurs parce qu'ils étaient de la région», avait alors expliqué le policier.

«Nous n'avons pas de preuve de témoins de l'intérieur, a commenté Me Deslauriers, qui représente M. Al Fadli. À part de dire qu'il ne voulait pas être transféré, on ne dit nulle part qu'il a commis, aidé à commettre ou encouragé une émeute.»

Le tribunal n'est pas encore prêt à rendre sa décision.

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