Accusé d'avoir planté une arme tranchante dans la tête d'un Gatinois

Le procès de Rickey Hankey, accusé de voie... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Le procès de Rickey Hankey, accusé de voie de fait grave commise en septembre 2012, a repris lundi au palais de justice de Gatineau.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Acquitté du meurtre d'un itinérant en 2008 et coupable de voie de fait sur une employée d'un bar de danseuses au début de 2014, Rickey Hankey tente cette fois d'être soulagé d'une accusation de voie de fait grave pour avoir présumément planté une arme tranchante dans la tête d'un Gatinois, il y a deux ans.

Le nom de M. Hankey a circulé à plusieurs reprises depuis 2008, lorsqu'il a été acquitté du meurtre non prémédité d'un jeune itinérant d'Ottawa, Steven «Cactus» Bériault. La victime a été poignardée à plusieurs reprises sous le passage piétonnier près du Centre Rideau, en juin 2006. Le jury avait alors retenu la version de la légitime défense, l'accusé ayant fait l'objet d'insultes à caractère racial et de menaces avec un pitbull.

Le procès de Hankey pour voies de faits graves a repris le jour de son 45e anniversaire, lundi, au palais de justice de Gatineau.

Soirée sanglante

Dans la nuit du 15 septembre 2012, Ricky Hankey recevait des convives à sa résidence de l'époque, au 7, rue Garneau, dans le Vieux-Hull. Les documents de la cour lui attribuent aujourd'hui une adresse à Ottawa. Il est détenu en attendant de connaître son sort devant la justice outaouaise.

La réception a tourné au vinaigre, et M. Hankey aurait rossé sa victime, qui avait alors 28 ans. Le jeune homme a reçu ce qui semble être un coup d'arme blanche à la tête. Cette arme n'a pas été retrouvée.

Rickey Hankey aurait exigé de deux résidents des environs qu'ils l'aident à transporter le corps vers le boulevard des Allumettières, à l'intersection de la rue Morin, où une marre de sang était toujours visible, au lendemain de l'agression.

Un de ces résidents a dit au tribunal qu'il se sentait forcé de collaborer sous le ton autoritaire de Rickey Hankey. Les deux résidents sont aujourd'hui accusés de complicité après les faits.

Les deux hommes auraient cessé d'aider le présumé agresseur en apercevant l'importante quantité de sang sur la tête et le thorax de l'individu, gisant et gémissant au sol. Certains croyaient alors que la victime n'était en fait qu'un homme trop ivre ou intoxiqué, incapable de se tenir debout. Mais la lumière du boulevard a révélé la couleur sanglante.

L'accusé aurait ensuite parlé de « vider » la mémoire de sa caméra de surveillance.

Lorsque la première agente de la police de Gatineau a interpellé le suspect, celui-ci était affairé à laver les murs, le portique et le plancher de sa résidence, recouverts de sang.

Les chirurgiens de l'hôpital d'Ottawa ont sauvé la vie de la victime dont la blessure à la tête avait une profondeur de trois centimètres. Le jeune homme a survécu avec des séquelles, qui doivent être transmises au tribunal lors de la suite du procès, en janvier.

Voie de fait en 2012

Ricky Hankey a reçu une sentence de neuf mois, en janvier dernier, après avoir plaidé coupable de voie de fait sur une employée du bar de danseuses nues d'Ottawa Barbarella's, en octobre 2012. La femme, l'accusé et un ami s'étaient rendus dans une chambre du National Hotel & Suites. Lorsque l'ami de M. Hankey s'est mis à frapper la femme, l'accusé s'est d'abord comporté comme un protecteur. L'ami a quitté la chambre, alors que la femme s'était réfugiée auprès de M. Hankey. Une altercation a ensuite éclaté entre M. Hankey et la femme, lorsque celui-ci a tenté de la forcer à s'asseoir sur le lit de la chambre. Elle a refusé, et l'accusé l'a empêchée de sortir.

Pour la faire taire, il lui a mis sa main au visage et lui a arraché un perçage.

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