Crimes dans la Vallée-de-la-Gatineau: la ministre étonnée

«Ce que j'entends des gens sur le terrain,... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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«Ce que j'entends des gens sur le terrain, ce sont des plaintes concernant des événements qui se sont produits il y a quelques années», souligne la ministre Stéphanie Vallée.

Martin Roy, Archives LeDroit

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La hausse du nombre de dénonciations, la médiatisation de certains drames, et la situation socioéconomique difficile expliquent en partie la première place peu enviable qu'occupe la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau dans le palmarès de La Presse/LeDroit sur les régions les plus touchées par les crimes graves au Québec.

Cette MRC est aussi celle de la ministre de la Justice et ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, qui a pratiqué le droit pendant 12 ans au palais de justice de Maniwaki, «sa» ville.

Ce classement inédit, qui prend en compte le taux de criminalité et la gravité moyenne des crimes rapportés, place la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau et celle de Pontiac aux premier et huitième rangs, sur 150.

Selon Mme Vallée, ce palmarès révèle une «situation étonnante», mais aussi une augmentation des dénonciations, particulièrement en matière d'agression sexuelle, ces dernières années. «Ce que j'entends des gens sur le terrain, ce sont des plaintes concernant des événements qui se sont produits il y a quelques années. Avec la médiatisation de certains dossiers, je me demande si cela a poussé d'autres victimes à parler.»

Dans la Vallée-de-la-Gatineau, le nombre d'agressions sexuelles est passé de 22 l'an dernier à 46 cette année.

La MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, tout comme celles de Pontiac, est étendue. Dans une MRC comme la sienne, explique Mme Vallée, la pauvreté et l'isolement, le fait que «les communautés sont loin et que ce ne sont pas tous les services qui se rendent aux gens facilement» s'ajoutent aux facteurs socioéconomiques du nord de l'Outaouais.

Vendredi, LeDroit, La Presse, et les autres quotidiens du groupe Gesca ont publié les résultats de l'analyse du professeur adjoint de l'École de criminologie de l'Université de Montréal, Rémi Boivin. Il a analysé pour nous les statistiques de criminalité de 29 des 30 corps de police municipaux de la province, ainsi que des 86 postes de la Sûreté du Québec (SQ).

La Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l'Outaouais est l'un des deux seuls corps policiers du Québec à ne pas avoir fourni sa Déclaration uniforme de la criminalité que doivent normalement fournir les corps policiers à Statistique Canada.

Le chercheur a voulu «vérifier le mythe disant que les grandes villes étaient plus dangereuses que les régions».

Le territoire desservi par le Service de police de la Ville de Montréal arrive au cinquième rang, devant Laval (29e), Gatineau (41e) et Sherbrooke (44e). Le Québec présente un taux de criminalité plus bas que la moyenne. La MRC de la Vallée-de-la-Gatineau regroupe 17 municipalités et deux réserves autochtones. Sa population ne dépasse pas les 20 000 habitants.

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