Vigile et arrestation au Cénotaphe

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Le premier ministre Stephen Harper s'est rendu au Cénotaphe, jeudi, avec son épouse.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le calme est revenu dans le centre-ville d'Ottawa. Ce matin, de nombreux travailleurs sont arrivés à bord d'autobus un peu moins bondé qu'à l'habitude.

Vers 8h30, au moins une centaine de personnes, dont de nombreux élus, ont formé un rassemblement sous haute présence policière au Monument commémoratif de Guerre à la mémoire du caporal Nathan Frank Cirillo.

Les policiers, toujours sur les dents, ont d'ailleurs procédé à une arrestation, alors que le premier ministre Stephen Harper et son épouse Laureen déposaient une gerbe de fleurs, à la mémoire du disparu. L'homme ne semblait toutefois pas menaçant. Selon la police, il a été arrêté après avoir franchi le périmètre de sécurité autour du Cénotaphe. Son identité n'a pas été dévoilée. 

De simples citoyens ont tenu à rendre hommage au soldat tué. Rob et Nancy Notman ont pris un moment de leur journée pour se recueillir et déposer une douzaine de roses près du cénotaphe, dont l'accès est pour le moment interdit.

«C'est une vie qui s'est terminée trop tôt. Nous travaillons tout près, nous avons pensé laisser quelque chose en son honneur», ont-ils raconté.

Se disant «profondément touché» par le drame, un vétéran ayant servi pendant 22 ans dans les Forces armées tenait aussi à être présent pour honorer la mémoire d'un «frère d'armes».

«Ça fait deux personnes qu'on perd dans la dernière semaine. Chaque fois qu'on a une perte, ça nous affecte, confie Orèle Dubé. On se dit que ça aurait pu être nous.»

L'hymne national canadien a spontanément été entonné durant le recueillement par quelques personnes.

Sur la colline, les travaux ont repris à 10 h à la Chambre des communes.

Une alarme de feu a été déclenchée vers 8h30 au parlement, mais une quinzaine de minutes plus tard, les gens ont été à nouveau autorisés à entrer. L'intervention des pompiers n'a duré que quelques minutes.

Quelques artères sont toujours bloquées au centre-ville. La rue Wellington est fermée entre la rue O'Connor et l'avenue Mackenzie. Il en va de même pour la rue Elgin, entre les rues Wellington et Queen.

Le public est invité à respecter la signalisation en place.

Pas une journée comme les autres

Plusieurs fonctionnaires croisés sur les trottoirs ont affirmé que cette journée n'en est pas une comme une autre, mais que la vie retrouve néanmoins son cours.

«J'ai pensé longuement à ne pas venir travailler aujourd'hui. Je n'ai pas très bien dormi. La moitié de mon équipe travaille de la maison aujourd'hui. Mais je pense qu'on doit agir normalement et rester forts», affirme Val Lipitsky, qui raconte avoir été confiné durant de longues heures, mercredi.

De son côté, une fonctionnaire travaillant au sein du bureau du conseil privé, n'a jamais hésité à se rendre un travail, ce matin, et avait un message de solidarité à partager.

«Faut continuer notre vie comme elle était. Comme on dit, il ne faut pas les laisser gagner. Je veux être ici, avec mon monde, qu'on reste ensemble», affirme Stéphanie Guitard.

«En tout cas, la sécurité du parlement, c'est quelque chose qu'on doit revoir. Ça fait longtemps qu'on en parle. Mais on doit trouver un équilibre. On est Canadien, on veut laisser nos portes ouvertes et laisser entrer les gens, mais en ce moment, la sécurité est trop laxiste à mon avis.»

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