«C'est notre petit 11 septembre»

Des députés conservateurs ont pu quitter le parlement... (La Presse Canadienne)

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Des députés conservateurs ont pu quitter le parlement en soirée, mercredi. Ils ont pris place à bord d'autobus d'OC Transpo

La Presse Canadienne

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Sylvie Branch

Diplômée de l'Université d'Ottawa et du collège La Cité en journalisme, Sylvie Branch a travaillé en radio et en journalisme écrit à Shawinigan et Trois-Rivières pendant trois ans. De retour en Outaouais en 2012, elle a oeuvré comme reporter et chef de pupitre chez TC Media en plus de collaborer avec Rouge FM et NRJ. Elle a joint l'équipe du Droit en juillet 2013 à titre de journaliste-pupitreur.

Le Droit

Malgré le son des sirènes de police au loin, le calme était de retour au centre-ville d'Ottawa, mercredi en fin de journée. Les citoyens circulaient sans affolement dans les rues - contrairement à la matinée - afin de monter dans un autobus les menant vers la maison. Les employés ont été confinés dans les édifices la majeure partie de la journée. Vers 15h30, plusieurs d'entre eux ont pu quitter les lieux.

Le centre-ville d'Ottawa avait des airs de ville fantôme. La majorité des restaurants et magasins dans le marché By étaient fermés et plusieurs rues étaient bloquées à la circulation.

Les travailleurs croisés sur le trottoir par LeDroit étaient heureux de pouvoir quitter leur milieu de travail. «On était aux premières loges. Les gens au travail étaient très affectés. Un programme d'aide aux employés a été déployé rapidement. On avait hâte de sortir, on est resté à l'intérieur toute la journée», a raconté Marie Boulet qui travaille à la Commission de la capitale nationale, l'autre côté de la rue du Monument commémoratif de guerre.

«J'ai été mariée à un militaire. Ce n'est pas la première crise que je vis. Mes réflexes ont pris le dessus et j'ai réconforté des collègues de travail. On a été enfermé dans notre édifice tôt en matinée jusqu'à 16 h. Je suis contente de pouvoir retourner à la maison maintenant», a affirmé Natacha Cormier.

Les travailleurs du centre-ville d'Ottawa étaient nombreux à saluer la réaction rapide des autorités sur le terrain. Le périmètre de sécurité a été érigé peu de temps après les premiers coups de feu.

«J'ai vécu le 11 septembre à la même place. À l'époque, ç'avait pris du temps avant que ça bouge. Cette fois-ci, les autorités étaient sur le terrain rapidement, a raconté François Leclerc. C'est un choc, ce qui s'est passé aujourd'hui. Il va y avoir des changements, j'en suis certain. C'est notre petit 11 septembre.»

Malgré l'ampleur des événements de la journée, M. Leclerc dit se sentir toujours en sécurité. Un sentiment qui n'est pas partagé par tous.

«Ça va prendre du temps avant que tout revienne à la normale. J'ai hâte de retourner à la maison, j'ai un enfant qui m'attend», a indiqué Jason Holbrough, visiblement inquiet.

Retour à la maison

Le retour à la maison s'est déroulé dans une atmosphère plutôt chaotique, jusqu'en milieu d'après-midi. Toutes les voitures qui traversaient les ponts enjambant la rivière des Outaouais en direction de Gatineau ont été fouillées jusqu'à 15 h, causant plusieurs bouchons de circulation. Une mesure nécessaire, selon certains automobilistes. «Tant mieux s'ils en font autant! C'est leur travail. Mais en tant que citoyenne, ça m'a rendue anxieuse... Ici, on n'est pas habitué à ce genre de chose!» a souligné Monya Doryani.

Du côté de la Société de transport de l'Outaouais (STO) un service de navette à l'intention des personnes devant quitter le centre-ville d'Ottawa circulait sur la rue Laurier, à Ottawa, vers le centre-ville de Gatineau. Le service était gratuit pour les usagers.

Les commissions scolaires de la région avaient mis en place des mesures préventives pour les enfants dont les parents étaient confinés. Des parents se sont organisés pour que des amis ou de la famille aillent chercher leurs enfants. De plus, le personnel des écoles s'assurait que quelqu'un était à la maison, sinon l'enfant restait au service de garde.

La police d'Ottawa a annoncé que le périmètre de sécurité a été levé ver 20h30, hier soir. L'enquête a permis d'établir que la menace à la sûreté publique était terminée dans le secteur.

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