Attentat au Parlement: le périmètre de sécurité est levé

Les policiers et les paramédics sont venus en... (Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

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Les policiers et les paramédics sont venus en aide à une personne blessée au Monument commémoratif de guerre, à l'angle des rues Elgin et Wellington.

Adrian Wyld, La Presse Canadienne

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Terreur et stupéfaction, mercredi, à Ottawa, alors que le Canada a été attaqué au coeur même de sa démocratie par «un terroriste» considéré par les services de renseignement comme un «voyageur à haut risque» qui s'était récemment fait confisquer son passeport. Deux fusillades, une première vers 9h52 au Cénotaphe et l'autre, quelques minutes plus tard, dans le parlement, à proximité de la bibliothèque et des salles où se réunissaient les députés à l'occasion de leur caucus hebdomadaire. Des dizaines de coups de feu ont été tirés. Le drame s'est soldé par la mort de deux hommes, faisant trois autres blessés légers qui ont pu obtenir leur congé de l'Hôpital d'Ottawa peu après 18h.

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Nathan Frank Cirillo

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Michael Zehaf-Bibeau

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Le drame a donné lieu à un imposant déploiement policier dans le centre-ville.

Le large périmètre de sécurité établi par les forces de l'ordre a finalement été levé peu après 20h30 par la Police d'Ottawa.

L'opération policière menée par la GRC se poursuivait néanmoins sur la colline du Parlement au moment de mettre sous presse. Le constable Marc Soucy de la police d'Ottawa indiquait toutefois «travailler toujours en fonction qu'il y ait un autre suspect».

Plus tôt en journée, des informations contradictoires laissaient entendre qu'une autre fusillade avait eu lieu au Centre Rideau. L'information a été démentie par la Police d'Ottawa en après-midi.

Le terroriste a habité Aylmer

La première victime est le soldat Nathan Frank Cirillo, âgé de 24 ans, un réserviste de Hamilton, membre des Argyll & Sutherland Higlanders du Canada, qui montait la garde au Cénotaphe. Il aurait été abattu par le principal suspect, Michael Zehaf Bibeau, né en 1982.

Ce dernier a eu plusieurs adresses au cours des dernières années, notamment le 15, rue Paul-Claudel, dans le secteur Aylmer. Il a aussi vécu à Montréal. Sa dernière adresse connue était à Vancouver.

Bibeau a été abattu par le sergent d'armes de la Chambre des communes, Kevin Michael Vickers, qui est instantanément devenu un héros national sur les réseaux sociaux qui se sont enflammés à une vitesse folle.

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a été évacué du parlement à 10 h 20 par les services de sécurité, alors que de nombreux députés et membres du personnel politique sont demeurés confinés à l'intérieur de l'édifice du Centre jusqu'en milieu de soirée.

«Un terroriste et ses possibles complices»

Lors de son adresse à la nation, mercredi soir, le premier ministre a qualifié le présumé tueur d'Ottawa de «terroriste», faisant un lien avec l'attaque perpétrée par Martin Ahmad Rouleau, qui a tué le soldat Patrice Vincent, lundi, à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

«Au cours des prochains jours, nous en apprendrons davantage sur le terroriste et ses possibles complices, a affirmé Stephen Harper. Les événements de cette semaine nous rappellent tristement que le Canada n'est pas à l'abri de ce type d'attaque que nous avons vu ailleurs dans le monde. Ces attaques sur notre personnel de sécurité et nos institutions de gouvernance sont de par leur nature même des attaques sur notre pays lui-même, nos valeurs, notre société, sur nous, Canadiens, comme peuple libre et démocratique qui voulons la dignité humaine pour tous et toutes. Il ne peut y avoir de doute, nous ne sommes pas intimidés, le Canada ne sera jamais intimidé.»

Centre-ville paralysé

La tragédie a donné lieu à un imposant déploiement policier dans le centre d'Ottawa. Dans les instants qui ont suivi les fusillades, des policiers lourdement armés et visiblement sous haute tension se sont précipités dans tous les sens dans le centre-ville, demandant aux passants incrédules de se mettre à l'abri. La GRC demandait aux gens de ne diffuser aucune image ou vidéo des opérations policières en cours.

Des milliers de fonctionnaires fédéraux ont été sommés de demeurer dans leur bureau. Le Centre Rideau et le Château Laurier ont été bouclés pendant plusieurs heures. L'espace aérien au-dessus d'Ottawa a été fermé et survolé pendant toute la journée par un avion militaire en appui aux forces terrestres. Pendant tout l'après-midi, aucun véhicule ne pouvait traverser les ponts interprovinciaux vers la rive québécoise sans d'abord avoir été fouillé par les policiers. Toutes les écoles de la capitale ont été momentanément en confinement.

Les autobus de la Société de transport de l'Outaouais (STO) se sont rapidement retrouvés dans l'impossibilité de traverser vers Ottawa afin de desservir la clientèle québécoise. Le transporteur public demandait aux utilisateurs de traverser à la marche vers le centre-ville de Gatineau afin de prendre l'autobus. Le service a été offert gratuitement pendant une grande partie de la journée.

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