Un ex-chirurgien-dentiste d'Ottawa sermonné par la justice

L'ex-chirurgien dentiste Khaled Emile Hashem pourrait se retrouver... (Courtoisie)

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L'ex-chirurgien dentiste Khaled Emile Hashem pourrait se retrouver derrière les barreaux s'il décide de poursuivre ses activités.

Courtoisie

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Un chirurgien-dentiste d'Ottawa qui a implanté des dents d'une autre personne dans la bouche de sa cliente voit la pratique de son métier interdite par la Cour supérieure de l'Ontario.

Khaled Emile Hashem fait déjà partie de la liste noire du Collège royal des chirurgiens dentistes de l'Ontario. La Cour supérieure a renforcé la position du collège en interdisant à M. Hashem de poursuivre ses activités, sans quoi il pourrait prendre le chemin de la prison.

L'injonction a été accordée mercredi dernier.

M. Hashem continuait de faire des affaires dans la capitale malgré la révocation de son permis, en juin dernier. La juge Sandra Chapnik lui interdit dorénavant d'utiliser les termes «dentiste», «docteur» et «chirurgien-dentiste».

L'ex-dentiste a entamé sa carrière en 1985. Il a fait face une première fois au conseil de discipline en 1996, puis en 2013.

Sur son site Internet, le «Royal College of Dental Surgeons of Ontario» cite le nom de Khaled Emile Hashem dans sa liste de 15 noms indésirables. Selon l'organisme, il a failli à contrôler des infections, a gonflé artificiellement des factures, a fait payer pour des services qu'il n'avait pas rendus, et a fourni des traitements sans consentement. Le conseil de discipline l'a déjà trouvé coupable d'avoir fait payer en trop au moins 20 patients sur une période de trois ans.

Implant de dents humaines

En mars 2014, le comité de discipline a entendu une patiente qui, sans avoir donné son consentement, s'est vue implanter deux dents humaines qui n'étaient pas les siennes.

En mars 2012, l'étudiante de 23 ans a perdu son appareil orthodontique et s'est rendue d'urgence au cabinet du «dentiste», afin de boucher les trous béants créés par la perte de deux dents.

À l'époque, espérait-elle, le «docteur» devait lui fabriquer deux dents artificielles. M. Hashem ne lui a jamais dit qu'il allait lui «cimenter» de vraies dents provenant d'une autre personne.

La cliente s'est rapidement dite insatisfaite de ses nouvelles dents, qu'elle croyait artificielles. Elle les a décrites comme ressemblant à «des morceaux de gomme à mâcher» qu'on lui avait mis dans la bouche.

Dans la même semaine, elle s'est rendue chez un autre dentiste pour être examinée. Ce dernier a pris des clichés aux rayons X, et lui a confirmé qu'il s'agissait bien «de dents de quelqu'un d'autre».

Devant le comité de discipline, la jeune étudiante s'est dite «complètement dégoûtée et mortifiée» lorsqu'elle a connu la véritable nature de ses implants.

Sur un blogue, on décrit le «docteur» Khaled Emile Hashem comme un homme passionné, qui pratique dans le Glebe depuis plus de 25 ans. Une vidéo de moins de deux minutes vante par ailleurs son professionnalisme et ses nombreuses années d'expérience dans le domaine de l'esthétique et de la chirurgie dentaire.

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