Deux femmes de la région sont portées disparues

Cauchemar dans les montagnes du Népal

Au total, de 17 à 20 personnes seraient... (Photothèque Le Soleil)

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Au total, de 17 à 20 personnes seraient mortes, mais le bilan pourrait s'alourdir, préviennent les autorités sur le terrain. Des touristes et des Népalais font partie des victimes.

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La Presse

Une avalanche et un violent blizzard ont semé la mort dans les montagnes du Népal, mardi, plongeant dans l'incertitude, hier, des centaines de familles, dont celles de quatre Canadiens qui auraient péri dans la tempête.

Deux femmes habitant la région de la capitale fédérale font partie des disparus.

Virginia Schwartz et Jane Van Criekingen manquaient toujours à l'appel, hier soir. Des messages laissés par l'entourage des deux femmes sur les réseaux sociaux laissaient entendre qu'on avait bon espoir de les revoir vivantes.

Des « informations non confirmées » suggèrent que les deux amies d'enfance étaient saines et sauves, a indiqué le frère d'une des disparues, Mark Schwartz, qui a été du nombre à partager sur Facebook des informations sur ses proches dans l'espoir de les retrouver.

Ce dernier a d'ailleurs mis en ligne une page Facebook afin d'aider les proches des disparus à retrouver ceux qui leur sont chers.

« Je pense à ma soeur Virginie Schwartz et son amie Jane Van Criekingen ce matin. S'il vous plaît, dites une prière pour eux », a-t-il écrit.

M. Schwartz affirme avoir eu des nouvelles de sa soeur pour la dernière fois samedi, alors que cette dernière se dirigeait vers Pisang. Les deux femmes avaient l'habitude des expéditions en montagne.

Trois Québécoises comptent parmi les victimes : l'une d'elles serait dans la trentaine, tandis que les deux autres - dont l'une était guide - seraient dans la cinquantaine. Au total, de 17 à 20 personnes seraient mortes, mais le bilan pourrait s'alourdir, préviennent les autorités sur le terrain. Des touristes et des Népalais font partie des victimes.

Les Québécoises que la tempête a emportées faisaient partie d'un groupe de six personnes. Elles étaient à mi-chemin d'un voyage de trois semaines dans la région du Naar-Phu, un secteur vallonneux situé non loin des cimes du mont Annapurna, où une deuxième avalanche a frappé. Leur voyage avait été organisé par Terra Ultima, une agence montréalaise spécialisée dans le domaine de la randonnée et de l'alpinisme.

Les conditions météo que la région a connues au cours des derniers jours « sortent complètement des pronostics », a déclaré le directeur des opérations de Terra Ultima, François-Xavier Bleau. Comme lui, des habitués de la montagne ont rappelé que le passage du cyclone Hudhud, le week-end dernier sur la côte, a bouleversé les conditions climatiques, provoquant d'importantes chutes de neige sur une partie de la chaîne himalayenne.

« C'est un phénomène anormal », a confirmé l'alpiniste et conférencier Gabriel Filipi, qui cumule une vingtaine de visites dans l'Himalaya. « Pour le circuit d'Annapurna, les mois d'octobre et de novembre sont idéaux. C'est l'automne, le ciel est bleu et il y a habituellement peu de pluie. »

« Techniquement, c'est de la marche sur sentiers », a ajouté François-Xavier Bleau. « C'est une région relativement sèche, à la frontière du Tibet. Mais à la suite du typhon, il y a eu des précipitations de neige inégalées. » Le groupe, déduit-il, a été pris dans une avalanche.

Renée Claude Bastien, qui mène habituellement la randonnée au Naar-Phu, formule la même hypothèse. Abasourdie, elle préfère parler de « disparus » plutôt que de morts.

Le ministère des Affaires étrangères du Canada n'a quant à lui donné aucun détail sur le nombre de Canadiens morts ou de personnes portées disparues.

Journée difficile aujourd'hui

Les familles seront nombreuses à se faire un sang d'encre au cours des prochains jours : quelque 168 touristes se seraient inscrits pour faire de la randonnée dans le secteur du mont Annapurna.

« Je reste optimiste, pour que le bilan ne soit pas trop lourd », a lancé Gabriel Filipi. Il est le seul Québécois à avoir conquis l'Everest par ses deux versants, et il connaît bien les capacités des secours népalais. « Le Népal est habitué de travailler avec des régions éloignées : c'est la nature même du pays. »

Les secours, soutenus par des hélicoptères loués par des agences de trekking et un hélicoptère de l'armée népalaise, étaient déjà parvenus à récupérer 22 randonneurs, hier, quand le temps s'est dégagé. Ils tentaient aussi de renouer le contact avec plus d'une centaine de personnes dans des zones difficiles d'accès.

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