Des procès pour meurtre traînent en longueur

La justice au ralenti en Outaouais

Robert Nadon a été reconnu coupable de conduite... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Robert Nadon a été reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies pour une onzième fois au palais de justice de Gatineau.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le manque de ressources à la Cour supérieure du Québec en Outaouais commence à faire sentir ses effets : d'importants procès pour meurtre n'auront pas lieu avant 2016, soit quatre ans après les faits.

C'est le cas, entre autres, du procès de Daniel Semples, accusé du meurtre de Nicolas Quintal, 18 ans, dont le corps a été retrouvé le 29 avril 2012 dans un boisé du chemin Farrell, à Quyon. Au terme de son enquête préliminaire, en janvier dernier, tout indiquait que le procès pouvait prendre son envol cet automne. Non seulement le dossier est complexe, mais le district judiciaire manque de juges de la Cour supérieure.

Hier, il a été confirmé que les audiences auraient bel et bien lieu dans le dossier Semples, mais seulement en mai et juin 2016, pour un procès de six semaines.

D'abord, la défense prévoit déposer trois requêtes pour contester certaines modalités de l'arrestation de l'accusé. Les motifs fournis au juge de paix avant l'arrestation de Daniel Semples auraient été insuffisants pour signer un mandat en bonne et due forme. « Il n'y avait pas de motif raisonnable », à l'époque, pour procéder à son arrestation, selon son avocat, Daniel Cyr.

Un règlement en vue ?

Un autre dossier de meurtre pourrait trouver son dénouement plus rapidement que prévu. Le ministère public et la défense seraient tout près d'une entente concernant Michael Brazier, un résident de Val-des-Monts accusé du meurtre prémédité de Richard Blanchet, en mai 2012. Celui-ci pourrait plaider coupable à une accusation réduite de meurtre au deuxième degré.

Cette entente n'a pas été entérinée et le dossier n'est pas officiellement clos. Sous toute réserve, l'entente pourrait être ratifiée au début de l'année prochaine.

« Cela a débloqué récemment. L'issue possible serait un règlement pour un meurtre au deuxième degré. Je pense honnêtement que le dossier va se régler », a mentionné l'avocat de la défense, Gérard Larocque.

M. Brazier a été arrêté par les policiers, quelques jours après le décès par balles de sa présumée victime, dans un motel du boulevard Gréber. M. Brazier aurait utilisé le véhicule de sa victime de 57 ans pour se rendre dans le secteur Gatineau.

Le cas Ramsurun

On ignore toujours quand débutera le procès de Shakti Ramsurrun, accusé du triple meurtre de son ex-conjointe et de ses ex-beaux-parents, dans le secteur Aylmer, en mai 2012.

L'auteur présumé de l'une des pires tragédies familiales à frapper l'Outaouais est accusé des meurtres prémédités de Louise Leboeuf, Claude Lévesque, et de la fille de Mme Leboeuf, Anne-Katherine Powers.

Le prévenu, originaire de l'île Maurice, a subi son enquête préliminaire, cet été. La défense pourrait bien débattre de l'état mental de l'accusé au moment des faits. Le tribunal pourrait être le théâtre d'une guerre d'opinions de témoins experts, lors du procès. La Couronne prévoit six semaines pour étaler sa preuve.

Domenico Torrente

Un autre dossier de meurtre analysé par un témoin expert en psychiatrie sera celui de Domenico Torrente, 85 ans, qui doit répondre à une accusation de meurtre non prémédité de sa conjointe, Santina Larosa, 77 ans. En mars 2012, les policiers de Gatineau sont intervenus dans la résidence du couple, dans le quartier Rivermead, y découvrant le corps de la victime. L'avocat de la défense, Marino Mendo, entend présenter une expertise en psychiatrie lors du procès, qui doit débuter en avril 2015. Mme Larosa a été tuée par balles.

Mourad Louati

Une date de procès reste à trouver pour Mourad Louati, accusé du meurtre non prémédité de Sheldon O'Grady, sur la Place du Portage, au début du mois de janvier 2013. Le procès en anglais pourrait nécessiter les services d'un interprète. Dans tous les dossiers qui n'ont pas encore trouvé de case horaire, les procureurs devront revenir devant la Cour supérieure, le mois prochain, afin de faire le suivi.

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