Le palais avait des odeurs de pot

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L'odeur de cannabis envahissait la salle de cour, vendredi à Gatineau.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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De la salle de cour se dégageaient une forte odeur de haschich et de subtils effluves de cannabis. Pourtant, une partie de la défense a refusé d'admettre la possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.

Dans cet environnement stérile habituellement attribué aux palais de justice, une exception s'est bien fait sentir, vendredi, à Gatineau.

Lors du procès d'Éric Valcourt, de son ex-conjointe Mélanie Fortin, et d'un présumé complice, Sylvain Garnacia, la table des pièces à conviction était recouverte d'odorant matériel saisi par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), en juillet 2010, sur le boulevard St-René. Quatre ans plus tard, l'odeur de 'pot' et de 'hasch' s'est échappée des sacs.

Le 16 juillet 2010, les autorités ont saisi quatre kilos de cannabis, une brique de haschisch, des milliers de comprimés de méthamphétamine, des armes et le matériel servant à faire le trafic de stupéfiants à deux adresses du secteur Gatineau.

L'odeur de cannabis envahissait la salle de cour, mais celui qu'on présume être le principal accusé, Éric Valcourt, a refusé d'admettre qu'une grande partie du matériel lui appartenait, même si l'opération policière s'était déroulée en partie chez lui.

Le SPVG avait saisi pour plus de 75 000 $ de drogues et d'armes à feu lors de ces deux perquisitions.

Huit personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette enquête d'une durée de trois mois.

Il ne reste aujourd'hui que trois personnes au banc des accusés, les autres ayant réglé leurs dossiers ou purgé leurs peines.

En juillet 2010, les policiers ont aussi affirmé avoir saisi presque 1 000 comprimés d'ecstasy, plus de 2000 comprimés de 'speed' ainsi que des comprimés de Cialis. Les expertises sur ces substances n'ont pas encore été déposées en cour.

Vendredi, l'enquêteur au dossier, Michel Mongeon, a étalé la moitié des objets mis en preuve et présumément reliés au trio. Des chargeurs « style Ak 47 », des sacs de plastique pour vendre la drogue et des listes de clients se trouvaient à côté de onze sacs de 230 grammes de cannabis. Sur la table des pièces à conviction se trouvaient aussi de petites quantités de champignons magiques et d'huile de haschich. Le procès se poursuivra à la fin du mois.

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