Rachel Boucher, dédiée à la littérature francophone

De décrocheuse à bibliothécaire

Rachel Boucher, qui est aujourd'hui la directrice générale... (Samuel Blais-Gauthier, LeDroit)

Agrandir

Rachel Boucher, qui est aujourd'hui la directrice générale de la bibliothèque publique de Casselman, fut à l'époque une décrocheuse.

Samuel Blais-Gauthier, LeDroit

Si l'histoire d'amour entre Rachel Boucher et le livre n'a pas perdu de ses plumes, c'est qu'ils ont toujours pu compter l'un sur l'autre.

Ça fait plus de 20 ans maintenant, depuis qu'elle est à Casselman dans l'Est ontarien, que Mme Boucher se donne tout entière afin de promouvoir la littérature francophone et ses artisans. Le livre le lui a toujours rendu.

« Le livre m'a toujours épaulé. Avec mon livre, je ne me suis jamais sentie seule », dit-elle.

Celle qui est aujourd'hui directrice générale de la bibliothèque publique de Casselman et admise à l'Ordre de la francophonie de Prescott et Russell fut dans un autre temps une décrocheuse. Et cela, elle le dit sans même en avoir honte.

« J'ai quitté l'école en 8e ou 9e année », raconte-t-elle.

« Une autodidacte », c'est ainsi qu'elle se perçoit, même si plusieurs années plus tard elle trouvera le chemin de l'Université.

« Le livre a joué un grand rôle dans ma vie. Ç'a été pour moi la clef de mes connaissances. Si je suis aussi dévouée aujourd'hui, c'est parce que je veux donner aux jeunes et aux gens autour de moi la même chance que le livre m'a donnée », confie-t-elle.

Au tournant des années 90, Rachel Boucher s'installe à Casselman et ouvre sa petite librairie francophone, Le Coin cadeau.

« Recevoir un livre a toujours été pour moi le plus beau cadeau qu'on puisse me faire. Voilà pourquoi », explique-t-elle simplement.

Elle tiendra sa librairie pendant 15 ans avant que le commerce passe aux mains du Groupe Convex, une entreprise sociale qui emploie des personnes souffrant d'un handicap ou de limitations intellectuelles. Même sous la nouvelle direction, Mme Boucher restera pour assurer la gestion de la librairie.

« Nous étions la seule librairie francophone entre Montréal et Ottawa. Les auteurs franco-ontariens devenaient de plus en plus nombreux à se présenter chez nous pour qu'on leur fasse une petite place », se souvient Rachel Boucher.

Plus de détails dans l'édition du 13 janvier ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer