L'organisation n'a pas manqué de soulever ce fait, et demande aux différents partis politiques d'indiquer leur point de vue à l'égard de l'éducation et à la formation des adultes. Des questions leur ont été acheminées. La FCAF attend les réponses.
« Nous ne prendrons pas position, ce n'est pas notre rôle, mais nous voulons savoir ce que les différents partis comptent faire au sujet de l'apprentissage chez les adultes, du développement des compétences et de l'éducation tout au long de la vie, explique le directeur général de la FCAF, Normand Lévesque. Ce sont des enjeux importants, qui touchent une vaste partie de la population. »
En effet, au Canada, deux adultes sur cinq en âge de travailler ont du mal à comprendre ce qu'ils lisent. La proportion de la population de langue maternelle française qui a du mal à comprendre ce qu'elle lit s'établit à 56 %, comparativement à 39 % pour la population anglophone.
Cette réalité résulterait en partie de raisons historiques, et du fait que les francophones auraient de moins bonnes habitudes de lectures, selon la FCAF.
Au cours des dernières années, peu de choses ont été effectuées, au palier fédéral, pour améliorer le sort des adultes ayant de la difficulté à lire et écrire, dit M. Lévesque. « Il y a eu des transferts d'argent aux provinces, mais pas d'initiative à l'échelle du pays. »
J'apprends, c'est décidé !
Le thème de cette Semaine est « J'apprends, c'est décidé ! ».
Le but est « d'encourager tout le monde à profiter de toutes les formes d'apprentissage à leur portée au cours de leur vie », qu'il s'agisse de formations formelles, d'autoformation et, par exemple, de l'apprentissage d'une autre langue pour le plaisir, dit M. Lévesque.
« Il faut célébrer l'apprentissage, du berceau au cercueil, quel que soit le sujet ou le mode d'apprentissage. »
La Semaine des adultes apprenants existe depuis 2000, au Canada et ailleurs dans le monde.