Uber devient légal vendredi

Du côté du Québec, la réalité est bien... (Yan Doublet, Le Soleil)

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Du côté du Québec, la réalité est bien différente. Des chauffeurs de taxi d'un peu partout dans la province ont manifesté dans la Vieille Capitale, mercredi, contre le projet pilote d'Uber autorisé par le gouvernement

Yan Doublet, Le Soleil

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Alors que le service de covoiturage Uber partagera la route légalement avec les taxis dès vendredi, le maire d'Ottawa, Jim Watson, est persuadé que les consommateurs auront accès à de meilleurs services et des tarifs compétitifs.

« Je pense que l'entrée d'Uber va améliorer la situation avec les taxis. De temps en temps ça sera moins ce sera moins cher pour le consommateur, explique le maire Watson. [...] Je pense qu'il y a de la place pour les deux services. »

La nouvelle réglementation de la Ville doit entrer en vigueur le 30 septembre.

L'arrivée d'Uber dans la capitale a soulevé plusieurs inquiétudes du côté des chauffeurs de taxi qui craignent pour l'avenir de leur industrie.

Les clients de l'aéroport international d'Ottawa pourront d'ailleurs utiliser les services d'Uber dès que les chauffeurs auront leur permis en main. Une entente a été conclue entre l'aéroport et la compagnie de covoiturage au cours des derniers jours.

« Cette décision vise à répondre à la demande de nos clients », explique Mark Laroche, président et chef de la direction de l'administration de l'aéroport.

Des compagnies de taxi, des navettes, le transport en commun et des stationnements sont déjà à la disposition des voyageurs. Les chauffeurs d'Uber devront se conformer aux mêmes conditions que les autres transporteurs de l'aéroport.

Bien différent sur la rive québécoise

La réalité est toutefois bien différente du côté du Québec.

Des chauffeurs de taxi d'un peu partout dans la province ont manifesté dans la Vieille Capitale, mercredi midi, contre le projet pilote d'Uber autorisé par le gouvernement.

Les représentants du Front commun du taxi ont profité de l'occasion pour demander une rencontre avec le premier ministre Philippe Couillard. « On va rester dans la rue jusqu'à ce qu'on se fasse entendre, ça va être le bordel au Québec s'il n'entend pas raison », a dit le porte-parole du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM), Benoît Jugand, en point de presse.

Dans leur lettre, les représentants soutiennent qu'ils sont « désireux de trouver une solution à très court terme et d'éviter les confrontations qui s'annoncent ». Ils dénoncent le projet pilote d'Uber, qu'ils jugent inéquitable.

Rappelons qu'au début de mois, le gouvernement a conclu une entente avec Uber après trois mois de négociations, entente qui doit entrer en vigueur 20 jours après sa publication par les voies officielles.

En vertu de cet accord, les chauffeurs d'Uber pourront faire autant d'heures qu'ils le veulent. Aucun plafonnement ne leur est imposé, mais une redevance en escalier est instaurée. Elles seront versées dans un fonds de modernisation de l'industrie du taxi, mais rien n'assure qu'elles serviront à indemniser les chauffeurs de taxi dont la valeur des permis pourrait diminuer.

Avec La Presse canadienne

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