Budget ontarien: les gens d'affaires satisfaits, mais...

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le président de la Chambre de commerce d'Ottawa, Ian Faris, estime que le processus d'immigration Entrée express s'avère encore trop long, ce qui pénalise le secteur de la haute technologie à Kanata.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les gens d'affaires de la région d'Ottawa se sont généralement dits satisfaits du budget ontarien, mais certains estiment que le secteur de la haute technologie a besoin d'un bon coup de fouet.

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Le ministre ontarien des Finances, Charles Sousa, a déposé son budget le 25 février dernier.

Nathan Denette, Archives PC

C'est ce qui ressort d'une séance de questions et réponses mardi à Ottawa entre la communauté des affaires et les députés provinciaux de la région.

Pour sa part, le président de la Chambre de commerce d'Ottawa, Ian Faris, estime que le processus d'immigration Entrée express, qui permet d'obtenir la résidence permanente à titre de travailleur qualifié, s'avère encore trop long, ce qui pénalise le secteur de la haute technologie à Kanata.

«Si l'on rivalise avec l'Australie ou Silicon Valley, aux États-Unis, c'est très difficile... Le système (d'immigration) australien prend entre 50 et 60 jours, alors que le nôtre prend six mois, et six mois, c'est le meilleur scénario si tout fonctionne bien. Je ne suis pas sûr qu'on en soit rendu là.»

Ces perles, comme par exemple des experts dans les technologies vertes ou le secteur biomédical, sont difficiles à trouver au Canada, convient M. Faris. D'une part, la concurrence est vive et d'autre part, ils sont recrutés pour travailler dans la vallée du Silicone en Californie ou à Boston, par exemple. Cela peut nuire à la croissance d'une entreprise canadienne, dit-il.

Dans cette même veine, le pdg d'Investir Ottawa, Bruce Lazenby, estime qu'il faut accélérer l'entrée des cerveaux au Canada.

«Ça prend six mois, comparativement à d'autres pays, ce n'est pas si pire. Mais quand tu trouves quelqu'un d'un autre pays qui veut travailler pour ta compagnie, qu'il est brillant et qu'il a sept offres sur la table... et tu dis, je peux vous faire une offre peut-être dans six mois.»

Par ailleurs, M. Lazenby trouve rafraîchissant de voir qu'il y a de bonnes relations de travail entre le fédéral et la province depuis que les libéraux de Justin Trudeau sont au pouvoir.

«Ça fait cinq ans que je suis dans mon rôle et c'est la première fois que je vois la province et le fédéral dans la même pièce.»

Lorsque le gouvernement conservateur de Stephen Harper était au pouvoir, le dialogue était quasi inexistant.

«Deux monologues, ça ne fait pas un dialogue», a-t-il poursuivi en s'éclatant de rire.

En réponse aux questions de l'auditoire, la députée Marie-France Lalonde a reconnu que la province pouvait faire davantage pour réduire le fardeau administratif des entreprises.

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