Un Starbucks avec alcool dans la capitale

Le nouveau café Starbucks offrira une sélection de... (Courtoisie)

Agrandir

Le nouveau café Starbucks offrira une sélection de vins et de bières artisanales après 16h.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un nouveau joueur de taille débarquera bientôt sur la rue York, à Ottawa. Samedi soir, le restaurant Fat Tuesdays servira ses dernières tables pour laisser la place au premier café Starbucks d'Ottawa qui servira de l'alcool, dès juillet prochain.

Le réputé restaurant Fat Tuesdays quittera bientôt le... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 1.0

Agrandir

Le réputé restaurant Fat Tuesdays quittera bientôt le marché By pour le secteur Kanata.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Voilà 14 ans que l'entreprise locale proposait une expérience aux saveurs de La Nouvelle-Orléans aux touristes et à aux habitués. Mais une nouvelle opportunité d'affaires dans un immeuble de Kanata, près du Centre Canadian Tire, a donné envie d'un «nouveau départ» aux propriétaires du restaurant. 

«Les ventes avaient baissé à cause de la compétition en provenance des autres bars et restaurants, a indiqué au Droit l'un des quatre gestionnaires de l'établissement, Manny Garcia. Le temps était venu pour nous de tourner la page.»

Les portes de l'immeuble historique ne resteront pas fermées longtemps. Aux alentours du 1er juillet, un café Starbucks y accueillera ses premiers clients. Déjà, la chaîne américaine compte 47 succursales à Ottawa, dont cinq dans le secteur du marché By. Ce sera toutefois le tout premier établissement de la capitale à offrir l'expérience Starbucks Evenings. Selon ce nouveau concept, une sélection de vins et de bières artisanales s'ajouteront au menu de boissons dès 16h. Une variété de petites bouchées, comme des olives, des noix, du fromage et des petits plats, seront aussi offertes en plus du menu régulier.

David contre Goliath?

Au cours des 20 dernières années, le nombre de bars et de restaurants a grimpé substantiellement dans le marché By. Sur la rue Clarence seulement, 16 établissements de restauration ont ouvert entre 1995 et 2012. 

L'entrée en jeu d'un géant américain ne fait pas l'unanimité auprès des propriétaires d'entreprises du marché By. Malgré son bassin de clients fidèles, le café Planet Coffee éprouve de plus en plus de difficulté à payer son loyer, qui a augmenté de 1500$ par mois au cours des 20 dernières années pour atteindre les 8000$ sur une base mensuelle.

«Il faut que je vende beaucoup de cafés pour le payer! ironise la copropriétaire de l'établissement France Desfossés. C'est mon plus gros paiement; ça commence à être plus gros que les salaires. Et ça augmente toujours. Mais pour les propriétaires des édifices, si ce n'est pas moi, ça va être un Starbucks qui va payer le loyer.»

Selon la directrice d'un regroupement de quelque 150 propriétaires d'entreprises du marché By, Deek Labelle, la perspective de voir s'installer de nouveaux géants dans le coin pourrait faire trembler les plus petits entrepreneurs.

«Que de grosses corporations remplacent les petits magasins, oui, je crains que ça arrive. [...] Ces chaînes-là ont de l'argent et de la publicité que les propriétaires de commerces indépendants n'ont pas. Je ne crois pas que beaucoup d'entrepreneurs vont vouloir s'engager dans cette direction, mais... money talks

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer