Troisième mois de lock-out à l'hippodrome Rideau-Carleton

Une séance de négociations en présence d'un conciliateur,... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Une séance de négociations en présence d'un conciliateur, le 29 janvier dernier, n'a pu rapprocher les parties.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le conflit perdure au casino de l'hippodrome Rideau-Carleton.

Les 124 employés de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (OLG) entament leur troisième mois de lock-out. Aucun règlement n'est en vue.

«Ça n'a pas bougé beaucoup», a expliqué jeudi le vice-président exécutif régional de l'Alliance de la fonction publique du Canada pour la région de la capitale nationale, Larry Rousseau.

Il y a eu des discussions entre le syndicat et la société d'État, mais peu de progrès. Selon M. Rousseau, les offres salariales de 1,75% sur trois ans sont nettement insuffisantes, surtout que ces employés ont déjà été soumis à un gel salarial depuis plusieurs années.

Autre point en litige: le fonds de retraite des employés. Selon M. Rousseau, il n'est pas question que les employés renoncent à leur fonds de pension du gouvernement de l'Ontario. «C'est là où on tire la ligne», a-t-il indiqué lors d'une entrevue.

Or, selon un porte-parole de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario, Rui Bruin, les 124 employés de Rideau-Carleton ne seront plus considérés comme des employés de l'État, dans le cadre d'une vaste réorganisation qui verra confier l'exploitation des activités de jeu au secteur privé. De ce fait, ils n'auront plus droit légalement à un régime de retraite du gouvernement ontarien.

La Société des loteries a toutefois assuré les employés de Rideau-Carleton qu'ils auront droit à un fonds de retraite enregistré avec l'éventuelle société qui exploitera les services à ce casino, comme cela s'est fait ailleurs. Et ce sera automatique, car cette clause a été ajoutée dans les contrats négociés avec le secteur privé. Déjà 17 unités de négociation d'un bout à l'autre de la province ont accepté ces modalités, a tenu à préciser M. Bruin, y compris les agents de sécurité de Rideau-Carleton et les syndiqués du casino de Thunder Bay.

Une séance de négociations en présence d'un conciliateur, le 29 janvier dernier, n'a pu rapprocher les parties. Une autre séance doit suivre.

«Nous sommes prêts à retourner à la table des négociations», a fait savoir M. Bruin.

Les employés du casino de Rideau-Carleton ont été mis en lock-out le 15 décembre parce qu'il fallait assurer l'exploitation des services en vertu de certaines exigences de la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario, a-t-il ajouté. Sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2014, l'Alliance avait signifié son intention de déclencher une grève le 16 décembre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer