Manifestation au casino Rideau-Carleton

Des employés en lock-out de la Société des... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Des employés en lock-out de la Société des loteries et jeux de l'Ontario ont manifesté jeudi soir devant le casino de l'hippodrome Rideau-Carleton.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Plutôt que de célébrer l'arrivée du Nouvel An avec leurs proches, une cinquantaine de lock-outés de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (SLJO) ont manifesté pendant quelques heures jeudi soir devant l'hippodrome Rideau-Carleton, chemin Albion à Ottawa, perturbant quelque peu les activités de la maison de jeu pour qui il s'agit de l'une des journées les plus achalandées et lucratives de l'année.

Drapeaux à la main et dossards sur le dos, les protestataires ont ralenti l'entrée des automobilistes dans le stationnement du casino, prenant le temps de les sensibiliser à leurs revendications et leur offrant de signer une pétition. Ils souhaitaient afficher au grand jour ce qu'ils qualifient «d'attitude anti-travailleurs» de la part de la SLJO.

«Notre objectif était de ralentir les opérations afin d'avoir un impact économique et de pouvoir expliquer le conflit de travail à la population. Les gens ont dû faire preuve de patience, mais la majorité d'entre eux semblaient favorables à notre cause», a expliqué le porte-parole de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Alroy Fonseca.

Alors que le salaire des employés touchés est gelé depuis 2009, la partie patronale a proposé que leur rémunération soit gelée pour les deux premières années de la prochaine convention collective, en plus de supprimer les dispositions sur le régime de retraite.

Les travailleurs ont rejeté l'offre patronale dans une proportion de 96%, ce à quoi l'employeur a répliqué en décrétant un lock-out.

La partie syndicale, qui exigeait des hausses salariales de 3% par an pendant trois ans afin que ses membres puissent bénéficier d'un rattrapage équivalent à l'augmentation du coût de la vie depuis six ans, se dit prête à mettre de l'eau dans son vin en abaissant ses cibles, mais pas à n'importe quel prix.

Le conflit de travail touche entre autres des préposés au stationnement, à l'entretien ou aux machines à sous, ainsi que des caissiers et des techniciens aux machines à sous.

L'AFPC, qui déplore l'attitude de fermeture de la SLJO, ne compte pas lâcher le morceau dans les prochaines semaines afin de forcer l'employeur à revenir à la table des négociations.

«De plus en plus, on va mettre de la pression au niveau politique, par exemple sur la première ministre Kathleen Wynne. On a déjà interpellé plusieurs députés de la région à ce sujet», affirme M. Fonseca.

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