Nouvelle centrale, nouveau point de vue

La mise en service de la centrale hydroélectrique... (Martin Roy, LeDroit)

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La mise en service de la centrale hydroélectrique doit coïncider avec les Fêtes du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Martin Roy, LeDroit

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Huguette Young
Le Droit

Une nouvelle centrale hydroélectrique verra le jour en 2017 aux chutes des Chaudières: une centrale souterraine qui ne sera pas visible aux passants.

Autre nouveauté: pour la première fois depuis plus de 100 ans, le public pourra s'approcher davantage des chutes grâce à des plateformes d'observation et à un couloir aménagé sur le toit de cette nouvelle centrale.

Le pdg d'Hydro Ottawa, Bryce Conrad, en a fait l'annonce lundi sur le site de construction de cette centrale de 29 mégawatts. Il a souligné l'aspect innovateur de ce projet, la complexité des travaux et le désir de conserver deux vieux bâtiments historiques qui ont échappé à l'incendie de 1900.

Cette nouvelle centrale alimentera le réseau ontarien, fournissant de l'électricité à environ 20 000 foyers. Elle permettra de réduire de 115 000 tonnes métriques les émissions de gaz à effet de serre. La centrale actuelle, la plus ancienne au Canada, continuera d'être exploitée jusqu'à la mise en service de la nouvelle centrale souterraine puis elle cessera d'exister.

Doléances autochtones

Ce projet d'aménagement des lieux des chutes des Chaudières ne fait pas que des heureux. Pour les Algonquins de l'Ontario, qui ont entamé des discussions sur leurs revendications territoriales avec les autorités fédérales et ontariennes, les chutes représentent des terres sacrées. Ils ont signé une entente de principe pour régler leurs doléances sur une gamme d'enjeux, une entente qui doit être ratifiée par les membres des dix communautés algonquines de l'Ontario. Aucune date de scrutin n'a cependant été fixée, a précisé une porte-parole du Bureau de consultation des Algonquins de l'Ontario, Janet Stavinga.

Ceux qui auraient préféré faire démolir les vieilles installations industrielles pour pouvoir admirer les chutes d'encore plus près devront prendre leur mal en patience.

«Si on enlève tout ce qui est industriel sur le site, on verra complètement les chutes des Chaudières, a signalé le conseiller municipal du quartier Capitale, Davis Chernushenko. Dans un monde idéal, ce serait magnifique. Mais ce n'est pas quelque chose que l'on pourrait faire maintenant... alors, on travaille avec ce que l'on a.»

La mise en service de ce projet doit, en principe, coïncider avec les Fêtes du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

HUGUETTE YOUNG, LeDroit

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