L'Express tire un trait sur sa version papier

L'hebdomadaire de la capitale misera sur des plateformes... (Photo Photos.com)

Agrandir

L'hebdomadaire de la capitale misera sur des plateformes électroniques afin d'informer ses lecteurs francophones.

Photo Photos.com

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le journal L'Express d'Ottawa, format papier, n'est plus. L'hebdomadaire de la capitale nationale dont le mandat visait particulièrement les enjeux franco-ontariens a sacrifié la production de ses 11 000 exemplaires par semaine afin de miser sur des plateformes électroniques afin d'informer ses lecteurs francophones.

Le besoin d'être «minimalement profitable» et l'évolution de l'industrie des médias du format imprimé aux plateformes électroniques ont notamment motivé les choix de la société propriétaire du journal, fondé en 1983.

«Le cas de L'Express n'est pas différent des autres médias, soutient Sylvain Morissette, chef de la direction des communications de TC Transcontinental. La donne a changé et dans notre recherche de meilleures possibilités, nous avons décidé, à la fin du mois de juin, d'arrêter la production de l'imprimé [...] Il y a une certaine flexibilité avec l'utilisation du Web qui existe moins avec la version papier.»

Le porte-parole rappelle également le «cas particulier» de L'Express.

«Il y a certains marchés où la distribution s'effectue de porte-à-porte. Dans ce cas, les exemplaires étaient distribués dans des points de chute, dans des kiosques ou des zones commerciales ainsi que dans des écoles.»

À son avis, les médias sociaux, un site Internet bien meublé et un bulletin électronique quotidien distribué par courriel ou par l'entremise d'une application mobile permettront de couvrir les nouvelles locales, régionales et nationales recherchées par leur «clientèle particulière», tout en continuant leur mandat de donner une visibilité à la communauté francophone. Il n'a toutefois pu confirmer depuis son bureau de Montréal si une campagne d'information avait ou allait être lancée pour informer les lecteurs de ce tournant électronique. Il se montre cependant rassurant pour la suite des choses.

«Il faut comprendre qu'ils ne perdent pas leur produit d'information. Il est simplement distribué différemment. Il y aura aussi des cahiers spéciaux imprimés lorsque le besoin se fera sentir», a signalé M. Morissette, soulignant qu'une telle édition avait été publiée dans le cadre de la fête du drapeau franco-ontarien du 25 septembre.

«Bonne chance»

Bien qu'il s'agisse «d'un journal qui a joué un rôle important» dans la communauté franco-ontarienne, l'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO) ne s'inquiète pas outre mesure de ce changement de cap de L'Express. À condition bien entendu que le média «maintienne son mandat» et que la «nouvelle communautaire soit bien diffusée dans la communauté francophone», commente son président Alexandre Mattard-Michaud.

«C'est certain que dans le meilleur des deux mondes, nous aurions préféré garder un tandem papier-électronique, mais nous ne pouvons pas tourner le dos à la modernité. Toute transition comporte un défi, mais j'ai confiance en l'avenir. Il faut juste s'assurer que la formule soit bien rendue à la communauté francophone d'Ottawa. On leur souhaite bonne chance.»

Cette disparition de L'Express, tout comme celle en 2011 de La Nouvelle d'Embrun, son cousin dans l'Est ontarien, prive ainsi les francophones de la grande région d'Ottawa de nouvelles communautaires dans un hebdomadaire strictement écrit dans la langue de Molière. Des publications bilingues existent toutefois toujours.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer