Une coalition réclame plus de consultations

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La coalition estime que la province n'a pas reçu le mandat de privatiser Hydro One.

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Une coalition dénonce la décision de gouvernement de l'Ontario de privatiser partiellement Hydro One et réclame plus de consultations.

Des membres du regroupement Keep Hydro Public (Gardez hydro publique), incluant des élus municipaux, ont dévoilé une liste des 165 municipalités ontariennes qui s'opposent à la vente de 60% des actions du distributeur d'électricité provincial, tel qu'annoncé plus tôt cette année.

«Hydro One n'appartient pas à Kathleen Wynne, mais au public», a pesté le maire de Sarnia, Mike Bradley, hier lors d'un point de presse tenu à l'Assemblée législative de Toronto.

À son avis, le gouvernement Wynne doit écouter les élus de l'Ontario et les consulter, tout comme le public, avant de lancer son appel d'offres, plus tard cette année. La coalition estime que la province n'a pas reçu le mandat de privatiser Hydro One. Une hausse aux tarifs mensuels, la fidélité du système et la perte de revenus générés par la société d'État inquiètent les opposants. Rappelons qu'un nouvel investisseur ne peut détenir plus de 10% des actions de l'entreprise.

Dans la grande région de la capitale nationale, quatre municipalités des comtés de Prescott et de Russell se sont jointes à la coalition. Alfred-Plantagenet, Casselman, Champlain et Hawkesbury Est appuient l'initiative. Ottawa toutefois n'a pas adopté une résolution à cet effet.

À ce sujet, le maire Jim Watson préfère ne pas s'immiscer dans les affaires de la province, a informé son bureau hier dans un courriel envoyé au Droit.

«Il appuie toutefois l'initiative d'Hydro Ottawa de racheter les clients locaux d'Hydro One à la juste valeur marchande. Ces efforts se poursuivent», informe son attaché de presse Brook Simpson.

Ottawa veut rapatrier quelque 45000 citoyens étant actuellement alimentés en courant par le distributeur provincial au lieu du fournisseur local. Cette situation perdure depuis une décennie au grand dam de certains résidents qui doivent débourser 30% de plus pour un même service que leur voisin d'en face, déplore M. Watson.

«C'est un peu ridicule. À la Place d'Orléans par exemple, une moitié des commerces est alimentée par Hydro One et l'autre par Hydro Ottawa. Ça n'a aucun sens», avait-il d'ailleurs mentionné lors d'une entrevue plus tôt cette année.

Hydro One refuse depuis toujours de se débarrasser des clients ottaviens visés, dont la plupart habitent en banlieue.

jfdugas@ledorit.com

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