McCaffrey Haute Couture déclare faillite

Les vitrines de la boutique McCaffrey Haute Couture,... (Simon SB)

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Les vitrines de la boutique McCaffrey Haute Couture, qui faisaient tourner les têtes des passants au centre-ville de la capitale, sont désormais désertes.

Simon SB

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La boutique McCaffrey Haute Couture, renommée pour ses robes de mariée, a déclaré faillite lundi après 18 années en affaires. Un avis a d'ailleurs été apposé sur la vitrine révélant un local vide, à l'angle de la promenade Sussex et de la rue Clarence, à Ottawa.

La firme Ginsberg, Gingras et Associés de Gatineau, qui agit à titre syndic dans le dossier, a pris possession de l'emplacement en vertu de la Loi sur la faillite. Il y a deux mois, l'entreprise de haute couture avait manifesté l'intention de faire une proposition à ses créanciers. Sans succès.

«La compagnie n'était pas capable de se restructurer afin de formuler une proposition qui serait viable pour ses créanciers, ce qui a mené à la déclaration de faillite», a expliqué la présidente du syndic de faillite, Chantal Gingras.

Elle indique que le commerce aurait contracté une dette totalisant près de 400000 $, qui doit être remboursée à divers fournisseurs, dont les trois créanciers principaux, soit la Commission de la capitale nationale (CCN), l'Agence de revenu du Canada et la Banque de Montréal.

Le commerce avait déjà accepté des commandes pour environ 70 clientes. En tout, une vingtaine de celles-ci ne recevront pas leurs robes et perdront possiblement leur dépôt.

«Nous allons leur donner l'instruction de communiquer avec leur compagnie de carte de crédit. Selon la carte qu'elles ont, les clientes vont peut-être pouvoir récupérer leur dépôt», a fait savoir Mme Gingras.

Baisse de revenus

Selon la présidente du syndic, une baisse de la clientèle et du chiffre d'affaires a mené la boutique à la faillite. Cette diminution serait en partie attribuable aux travaux de construction qui ont été effectués l'an dernier par la CCN, propriétaire de l'édifice. «Une partie de la bâtisse a été cachée par des échafaudages, ce qui nuisait à la visibilité, de même qu'à l'accessibilité», a indiqué Mme Gingras.

L'arrivée de nouveaux magasins spécialisés dans la vente de robes de mariée dans la région d'Ottawa-Gatineau, jumelée à la popularité grandissante de la vente en ligne, a également fait mal à la petite boutique située en face de l'ambassade américaine.

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