Quelle vocation pour le marché By?

Le marché By connaît des hauts et des... (Martin Roy, LeDroit)

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Le marché By connaît des hauts et des bas en raison de la concurrence des grands centres commerciaux. Pour attirer de la clientèle, le quartier historique devra se réinventer.

Martin Roy, LeDroit

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Le temps des Fêtes en est un de réjouissances. Du moins, on le souhaite à tous. Dans le marché By, l'ambiance n'était pas tout à fait la même que par le passé, ce week-end.

Signe que les temps sont durs dans cette partie de la Ville, le magasin de meubles Philipp Van Leeuwen annonçait sa fermeture définitive. D'autres marchands sonnent l'alarme.

Jean-Guy Caron, par exemple, vend des produits d'érable sur le carré du marché By depuis plusieurs années. Il estime que, depuis les compressions au gouvernement fédéral, les acheteurs locaux se font de plus en plus rares. Il croit également que les touristes sont moins nombreux que par le passé.

«Je fais de la rénovation pour subventionner mon kiosque. Ça fait deux ans que j'aurais dû arrêter le sirop d'érable. On a eu des bonnes années, on espérait que ça recommence, mais ce n'est pas le cas.»

M. Caron précise toutefois que la vente de sapins, près de l'intersection des rues Dalhousie et York, n'a pas ralenti. Ça pourrait venir confirmer la théorie de Claude Bouchard, l'artisan derrière Les seaux GADI.

Ce dernier, nouveau dans le marché By, estime que c'est plutôt la proximité avec un important centre d'achat qui nuit aux ventes. Selon lui, les marchands doivent trouver une façon de se démarquer, et ça passerait par un accent sur l'artisanat et les produits locaux.

«C'est la responsabilité qu'on a dans le marché de représenter la communauté, la ville et tout le pays», soutient M. Bouchard.

Nouvelle identité

Le conseiller du secteur, Mathieu Fleury, partage cet avis. Selon lui, le problème n'est pas l'absence d'acheteurs potentiels. Les données de la Ville d'Ottawa pour le stationnement ne démontrent pas de baisse et les nouvelles tours à condos amènent de nouveaux résidents dans le quartier.

Par contre, en plus du centre commercial, le marché By se retrouve en compétition avec d'autres marchés, comme celui du Ottawa Train Yards ou du parc Lansdowne.

Comme Claude Bouchard, M. Fleury souhaite que les marchands du marché By se donnent une vocation, voire une thématique en certaines occasions, comme Noël. «Le concept du marché, en soit, va demeurer. La vision et son type de produits vont évoluer pour que ça amène quelque chose d'exclusif [...], des items qu'on ne peut retrouver ailleurs.»

Le travail est déjà en marche entre les marchands et la Ville d'Ottawa, soutient le conseiller de Rideau-Vanier. Un plan visant à revitaliser le marché By est prêt et doit maintenant être appliqué. Une corporation à but non lucratif pour gérer les espaces publics serait une première étape.

«La zone du marché est historique, peu importe où les gens sont dans la région, c'est un point de repère. Il faut justifier l'engouement pour cet endroit pour que les gens de Russell, de Gatineau, de Chelsea et de Barrhaven aient une raison de venir dans le marché.»

jpaquette@ledroit.com

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