Le maire Berthiaume craint les Rock Machine

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«Les motards criminalisés sont maintenant une tendance émergente qui affecte notre communauté d'une manière défavorable», a affirmé le maire de Hawkesbury, René Berthiaume.

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Le maire de Hawkesbury veut faire du dossier des motards criminalisés une priorité, en matière de sécurité publique.

Il y a quelques semaines, La Presse révélait la présence de membres du gang des Rock Machine à Hawkesbury et leur intention d'avoir un pied-à-terre dans la municipalité de l'Est ontarien. Le maire René Berthiaume a annoncé son plan d'intervention en début de semaine lors de la réunion du conseil municipal, avec la présence symbolique d'agents de la Police provinciale de l'Ontario.

«Les motards criminalisés sont maintenant une tendance émergente qui affecte notre communauté d'une manière défavorable. J'ai transmis mes inquiétudes au conseil d'administration de la Commission de police et demandé que le sujet des motards criminalisés soit ajouté comme une priorité essentielle et récurrente», a indiqué le maire de Hawkesbury.

Le maire n'a cependant annoncé aucune nouvelle mesure législative, déterrant plutôt une loi anti-fortification (anti-bunker) adoptée à l'époque où la tension entre les Rock Machine et le gang rival des Hells Angels était à son apogée.

Par ailleurs, d'autres municipalités des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) comme Hawkesbury Est, Champlain, Alfred-Plantagenet, La Nation et Russell ont déjà adopté un règlement «anti-bunker» au tournant des années 2000.

Le maire de Hawkesbury voudrait maintenant étendre la portée de ce règlement à l'ensemble des municipalités de la région des CUPR pour éviter la formation de repaire de motards.

«Nous recommandons à toute municipalité qui n'aurait pas de règlement semblable de le considérer fortement dans le but de protéger leurs citoyens et leurs municipalités voisines», a indiqué le maire Berthiaume.

Le maire sortant de la municipalité de La Nation a participé à l'implantation d'un règlement «anti-bunker» par mesure préventive, explique-t-il.

«Nous avons adopté un règlement anti-fortification au début de mon mandat, par recommandation de la Police provinciale de l'Ontario. Nous travaillons en étroite collaboration avec eux. Nous voulions ainsi prévenir plutôt que guérir. Nous nous sommes protégés face à une situation où des gens qui ne sont pas les bienvenus chez nous pourraient venir s'installer», a commenté le maire de La Nation, François St-Amour.

Canton de Champlain

«Nous avons adopté un règlement anti-bunker en 2002-2003. Dans ces années-là, il y avait une guerre de motards entre les Hells Angels et les Rock Machine», explique le maire de Champlain, Gary Barton.

De son côté, le maire de la Cité de Clarence-Rockland, Marcel Guibord a indiqué qu'il prenait la situation aussi au sérieux et qu'il avait consulté l'administration de la municipalité pour connaître les dispositions en place pour faire face à l'arrivée éventuelle d'un gang criminalisé.

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