Investir dans la connaissance

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De passage à Gatineau jeudi, Régis Labeaume a parlé de la stratégie utilisée par Québec pour diversifier son économie : «Nous avons bâti sur ce qui était notre matière première», a-t-il expliqué.

Etienne Ranger, Le Droit

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Québec et Gatineau ont en commun d'être deux villes de fonctionnaires qui à un moment de leur existence ont voulu diversifier leur économie. Québec a réussi. Gatineau vient de modifier toutes ses structures de développement économique et s'attèle maintenant à la tâche.

« On a réussi à industrialiser la connaissance », a lancé le maire de Québec, Régis Labeaume, qui était de passage à Gatineau, jeudi, à l'invitation du maire Maxime Pedneaud-Jobin, pour rencontrer le conseil municipal, la haute direction de la Ville et plusieurs acteurs économiques de la région. 

« On a pu créer un écosystème pour faire comprendre à nos chercheurs qu'il fallait faire moins de recherche fondamentale et plus de recherche appliquée et cela a fonctionné. Nous n'avons pas réinventé la roue. Nous avons bâti sur ce qui était notre matière première. Aujourd'hui, la fonction publique représente 11 % des emplois à Québec, alors qu'à une certaine époque ce n'était pas loin de 25 %. » Québec est aujourd'hui un pôle en biotechnologie, en technoculture et en tourisme.

Le maire Pedneaud-Jobin souscrit à ce concept d'industrialisation de la connaissance. « Ce qu'on a à Gatineau ce sont des cerveaux, dit-il. Nous avons la population la plus instruite au Canada. Nous avons des gens qui ont des expertises dans toutes sortes de domaines. On ne sera pas Québec dans trois ans, mais il faut arriver là. Consolider notre université en y investissant 100 000 $ par année pour la création de programmes est un premier pas. On aura aussi bientôt une importante discussion sur les incubateurs. »

Le maire Labeaume s'inscrit en faux face à ceux qui affirment qu'une ville ne devrait pas investir dans son université. « Si comme ville tu n'es pas capable d'investir dans la connaissance, ton économie ne sera pas forte, a-t-il lancé. C'est tout à fait normal pour une ville de vouloir investir dans son université. On peut bien attendre après le gouvernement, on peut bien ne rien faire, mais souvent, en agissant comme ça, il ne se passe rien. Comme ville, tu dois prendre en main ton développement, créer toi-même ton profil social, culturel et économique. Il n'y a pas un gouvernement qui va le faire à notre place. »

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