Revente immobilière: les acheteurs ont le gros bout du bâton

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Le marché de la revente immobilière a connu une première hausse depuis cinq ans en 2015 au Québec.

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Des taux hypothécaires à des planchers records, une petite augmentation du prix des maisons qui reprend de la vigueur après une décélération importante et des baby-boomers qui occupent une place prépondérante dans l'équation; les ingrédients sont réunis, en 2016, pour favoriser les acheteurs dans le marché de la revente immobilière de Gatineau et de toute la région. 

La tendance n'est pas prête de s'inverser, selon ce que projette le bilan 2015 et les perspectives pour 2016, présentés jeudi, par la Chambre immobilière de l'Outaouais. 

Le marché de la revente immobilière a connu une première hausse depuis cinq ans en 2015 au Québec. Un total de 74 207 ventes résidentielles se sont concluent l'an passé, par rapport à 70 625 en 2014. À Gatineau, 3531 résidences ont été vendues, une amélioration de 6%. C'est une hausse que les courtiers immobiliers de la région jugent encourageante après le choc provoqué par le resserrement des règles hypothécaires en 2012.

Le secteur Aylmer est de loin le plus dynamique à Gatineau. Le nombre de ventes a fait un bond de 16% l'an passé. Le secteur Gatineau est plus amorphe avec une baisse de 2%. Il s'est tout de même vendu 1176 maisons. En périphérie, le Pontiac remporte la palme avec une augmentation de 34%, mais ne compte que pour 125 ventes résidentielles.

Pour 2016, Paul Cardinal, directeur du secteur analyse du marché pour la Fédération des chambres immobilières du Québec, prévoit que le marché de la revente dans la région connaîtra un deuxième regain consécutif en 2016, de 5% cette fois. «Il ne faut cependant pas s'attendre à quelque chose de spectaculaire quant aux prix, dit-il. Les pressions sont plutôt faibles, nous sommes dans un marché à l'avantage des acheteurs. La croissance des prix pour les maisons unifamiliales devrait être de 2%, mais ce sera le statu quo pour les copropriétés.»

Les courtiers immobiliers se réjouissent d'oeuvrer dans un marché d'acheteur, affirme Stéphane Bisson, président de la Chambre immobilière de l'Outaouais. «C'est préférable pour nous parce qu'il y a beaucoup moins de frustration au niveau des transactions, dit-il. Ça permet plus une belle négociation de gré à gré entre le vendeur et l'acheteur. Le vendeur n'est pas dans une trop grande position de force. C'est plus agréable.»

Le surendettement des ménages et les forts taux de vacance dans les condos locatifs pourraient cependant accentuer la vulnérabilité du marché régional. «Ça peut exacerber la situation, mais les constructeurs ont déjà commencé à ralentir le rythme des mises en chantier avec une réduction de 53% en 2015, par rapport à 2014. Nous sommes dans la bonne direction pour un ajustement.»

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