Baisse des mises en chantier en 2015

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Sur le territoire de Gatineau, la diminution la plus marquée en ce qui a trait aux fondations coulées en 2015 a été enregistrée du côté des copropriétés.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Si le bilan des mises en chantier d'habitations a connu une chute de 17% au cours de la dernière année à Gatineau, la construction dans le secteur résidentiel y a atteint son plus bas niveau en près de quinze ans, alors que le nombre de logements construits en copropriétés a été le plus touché, selon les plus récentes données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Malgré cette baisse, une légère hausse de la tendance des constructions neuves a quand même été remarquée de novembre à décembre, passant de 1 570 à 1 626.

Du côté résidentiel, le recul s'est poursuivi pour une troisième année consécutive, pour atteindre son plus bas niveau depuis 15 ans.

La diminution la plus prononcée est enregistrée du côté des copropriétés, segment du marché où le stock d'unités neuves invendues est particulièrement abondant à Gatineau, selon la SCHL.

«Cette situation a vraisemblablement incité les constructeurs à réduire leur cadence», a indiqué Geneviève Lapointe, analyste principale de marché à la SCHL pour la région de Gatineau.

La tendance correspond à la moyenne mobile de six mois du nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé (DDA) de mises en chantier d'habitations.

Quant au nombre mensuel «désaisonnalisé et annualisé», il se situait à 1 803 en décembre, en hausse par rapport à celui de 998 enregistré en novembre.

«Creux historique» au Québec

Dans l'ensemble du Québec, le bilan pour l'année 2015 est comparable à celui de 2014, avec 33 000 mises en chantier. Toutefois, le bilan de 6 424 maisons individuelles mises en chantier en 2015 constitue un «creux historique».

Pour mieux comprendre la dégringolade du marché des maisons individuelles neuves, la SCHL souligne qu'il y a eu en même temps une hausse des appartements depuis plus de dix ans au Québec.

Cette tendance s'explique par le vieillissement progressif de la population, les stratégies de densification urbaines, et la recherche de logements plus abordables.

«Qu'il s'agisse de copropriétés, de résidences pour personnes âgées ou, comme on l'observe récemment, de logements locatifs traditionnels, l'appartement a supplanté le marché des maisons individuelles. Un contexte qui pourrait renverser la vapeur semble peu probable», croit Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL pour le Québec.

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