Antoine Normand quitte la tête de la chambre de commerce

Antoine Normand.... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Antoine Normand.

Martin Roy, Archives LeDroit

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La semaine s'est terminée comme elle avait commencé, vendredi, à Gatineau: dans le tumulte le plus complet.

Le grand patron de Brigil, Gilles Desjardins, a finalement eu la tête du président de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG). Se voyant retirer la confiance du conseil d'administration, Antoine Normand a été forcé de démissionner et de quitter dans la disgrâce et l'amertume le poste pour lequel il avait été réélu en juin dernier.

La chambre de commerce a aussi confirmé qu'une lettre d'excuses officielles serait très rapidement envoyée à l'influent promoteur immobilier.

Ces deux mesures prises par la CCG ont eu l'effet de calmer les ardeurs de M. Desjardins, qui ne décolérait pas depuis que M. Normand avait affirmé dans LeDroit, lundi, que le propriétaire de Brigil avait une «approche George Bush, crois ou meurs».

«Nous n'avons pas plié devant un entrepreneur. C'est une décision qui appartient au conseil d'administration et elle est mûrie et réfléchie.»

Jean-Claude Des Rosiers
président par intérim de la CCG

M. Desjardins exigeait la démission de M. Normand et menaçait de poursuivre la chambre et son président si l'organisation n'obtempérait pas à ses demandes.

«Nous n'avons pas plié devant un entrepreneur, a insisté le nouveau président par intérim de la CCG, Jean-Claude Des Rosiers. C'est une décision qui appartient au conseil d'administration et elle est mûrie et réfléchie. Nous en parlions bien avant de recevoir la lettre de M. Desjardins. À notre avis, Antoine Normand n'avait plus la crédibilité auprès des gens d'affaires [pour être président].»

M. Des Rosiers a ajouté que le «vent de contestation» envers Antoine Normand ne s'était que très peu estompé au sein de la chambre depuis son élection à la présidence, il y a cinq mois.

«Les événements de lundi ont provoqué des flash-back et la décision a été unanime de ne pas renouveler notre confiance», a-t-il ajouté. Dans les coulisses, plusieurs membres de la communauté des affaires et du domaine politique reprochaient à M. Normand sa proximité avec le maire de Gatineau, ainsi que ses positions jugées trop politiques.

Rencontre d'urgence

La situation s'est rapidement détériorée cette semaine après que les propos d'Antoine Normand sur l'approche de marketing de Gilles Desjardins ont été publiés dans LeDroit. La guerre de mots entre les deux hommes d'affaires s'est envenimée au point où la CCG a jugé qu'il était urgent de clore ce dossier.

Ainsi, la rencontre du comité exécutif de la chambre prévu vendredi matin a été transformée en une séance du conseil d'administration à laquelle 12 membres ont assisté. En vertu des statuts et règlements de la CCG, un président doit être expulsé ou doit démissionner afin de quitter son poste. M. Normand a un peu facilité la vie du conseil en affirmant dès le début de la réunion qu'il claquerait la porte si le conseil lui retirait sa confiance.

M. Normand a quitté en trombe, sans prendre le temps répondre aux questions des médias, quelques minutes à peine après avoir été convoqué dans la salle où se tenait la séance du conseil d'administration. Il venait d'offrir sa démission.

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