La CCG a courtisé Couillard

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Le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Antoine Normand

Etienne Ranger, LeDroit

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Un peu oublié dans le tourbillon de l'annonce du premier ministre en éducation, le développement économique était également un élément important des discussions, vendredi, lors de la rencontre entre le front commun de l'Outaouais et Philippe Couillard.

«Ce qu'on lui disait au fond, c'est que si tu investis chez nous, tu as des chances d'avoir des résultats fiscaux pas mal plus vite qu'ailleurs», résume le président de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), Antoine Normand.

Par exemple, M. Normand estime qu'un incubateur d'entreprises est devenu une nécessité dans la région.

«(En Outaouais), les gens veulent travailler au fédéral, pas se lancer en affaires, poursuit le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Quand on en a un ou une qui y pense, il faut qu'il soit mieux traité, plus vite qu'ailleurs. On est en train de virer à l'envers le service de l'urbanisme au nom de ce principe-là.»

Ces propos et le discours tenu au Gala des gens d'affaires, samedi, détonnent avec l'image projetée par le maire de Gatineau, soit celle d'un politicien qui prend ses distances avec le milieu des affaires. Une impression renforcée par son hésitation devant le projet de tours de Brigil.

Lorsqu'il est question de développement économique, les méthodes du maire de Gatineau diffèrent de la majorité des élus municipaux et de ses prédécesseurs. Mais affirmer qu'il prend ses distances avec le milieu des affaires relève d'une mauvaise perception, selon lui.

«Je ne pense pas que les choses se règlent au restaurant entre amis quand t'es un maire et un promoteur. Ça se règle dans un bureau avec des fonctionnaires, avec des élus. On échange sur le fond du problème», soutient Maxime Pedneaud-Jobin.

M. Normand, qui travaille assez régulièrement avec le maire de Gatineau, ne voit aucun inconvénient à cette façon de travailler. D'ailleurs, il ne cache pas qu'il prend lui-même certaines distances avec Brigil par les temps qui courent.

«L'approche George Bush, ça ne marche pas nécessairement partout. C'est: "crois ou meurs". T'es pour, ou t'es contre. Moi, ce n'est pas de même que je vends des affaires au monde.»

La CCG présentera d'ailleurs un document à la Ville au cours des prochains jours, le fruit d'une longue réflexion, de nombreuses consultations et du Forum socio-économique de l'automne 2014. La CCG y présentera sa vision de l'environnement économique à Gatineau. Le maire Pedneaud-Jobin dit attendre avec enthousiasme ce rapport.

«Je prends ça comme une contribution positive à la réflexion», résume-t-il.

Reste maintenant à voir si ses méthodes mèneront aux résultats escomptés.

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